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06/01/2014

Anthracnose dans mon jardin

Une maladie causée par plusieurs champignons

Anthracnose sur feuilles d'érable
Anthracnose sur feuilles d'érable
Les champignons microscopiques responsables de l'anthracnose sont nombreux : Apiognomonia, Colletotrichum, Discula, Gloeosporium, Glomerella, Gnomonia, Pseudopeziza... Le terme d'anthracnose regroupe donc en réalité un ensemble de maladies cryptogamiques dont les symptômes sont comparables.

Symptômes et dégâts

Anthracnose sur courge
Anthracnose sur cucurbitacée
La maladie est reconnaissable aux taches brunes ou noires qu'elle provoque sur les feuilles. Selon le champignon responsable, ces taches peuvent être circulaires ou irrégulières, elles apparaissent alors soit sur le bord des feuilles, soit le long des nervures. Les zones nécrosées s'étendent de manière plus ou moins concentrique, la limite avec les tissus sains étant très nette. Les feuilles prennent peu à peu un aspect desséché, comme brûlé par le froid ou le soleil, et finissent par tomber prématurément. Les jeunes rameaux peuvent aussi se flétrir lorsque des chancres (c'est-à-dire des plaies) se développent sur les tiges.
Les dégâts sont généralement mineurs et la maladie entraîne rarement la mort des arbres ou des  arbustes atteints : ceux-ci sont seulement affaiblis, surtout si la chute des feuilles est importante et précoce, et si les attaques se répètent année après année. Cependant, chez les plantes potagères, le flétrissement peut être total. Dans tous les cas, la récolte est menacée, car la maladie atteint aussi les fruits.

Végétaux concernés

Un grand nombre de plantes sont sensibles à l'anthracnose :
  • Arbres : pommier, cerisier, noyer, chêne, bouleau, érable, tilleul...
  • Arbustes : vigne, framboisier, cassissier, groseillier, hortensia, rosier...
  • Plantes potagères : melon, concombre, tomate, haricot, pois, épinard, fraisier...

Conditions de développement

Anthracnose sur feuillage du rosier
Anthracnose sur feuille de rosier
De même que pour la plupart des maladies cryptogamiques, un climat pluvieux et doux est favorable à l'anthracnose : les champignons se développent de manière optimale entre 15 et 27°C, dès que l'humidité est suffisante. Le froid, les fortes chaleurs et la sécheresse interrompent l'évolution de la maladie. Par ailleurs, la contamination se fait par dissémination des spores (vent). Celles-ci passent l'hiver sur les feuilles mortes, dans les interstices d'écorce ou entre les écailles des bourgeons, et germent dès que les conditions climatiques redeviennent favorables.

Prévention et lutte

En premier lieu, il convient d'éviter les excès d'engrais azotés, qui favorisent le développement de jeunes pousses tendres et donc vulnérables. Lors des arrosages, veillez également à ne pas mouiller le feuillage, l'humidité étant favorable à la germination des spores. A titre préventif, traitez arbres et arbustes à la bouillie bordelaise entre la fin de l'hiver et le début du printemps (hors période de gel). Au printemps et en été, observez régulièrement le feuillage, et coupez les feuilles et les rameaux atteints dès le début de la maladie (brûlez ensuite ces déchets contaminés et désinfectez bien vos outils). Ramassez soigneusement les feuilles mortes au pied des arbres et arbustes atteints et brûlez-les.

Rouille dans mon jardin

Quels végétaux sont concernés ?

Feuilles de poirier atteintes de rouille
Rouille sur feuilles de poirier
De nombreux végétaux peuvent être atteints par la rouille : arbres, arbustes, fleurs, plantes vertes d'intérieur, légumes, fruitiers... Parmi les plantes les plus fréquemment touchées, citons le rosier (lire : Des rosiers jamais malades), le pélargonium, le fuchsia, la rose trémière, la jacinthe, lesconifères, la menthe, le groseillier, le poirier, le haricot, ou encore lapomme de terre.

Symptômes et dégâts

La rouille est assez facile à repérer et à reconnaître. La face supérieure de certaines feuilles présente des auréoles rougeâtres ou jaunâtres, et lorsque l'on retourne la feuille, on découvre, sur sa face inférieure, de petites pustules poudreuses dont la couleur varie du beige au brun, en passant par le jaune et le orange.
Les feuilles atteintes assurent moins bien leur fonction photosynthétique, la chlorophylle étant détruite par endroits. Elles finissent par tomber. La plante est ainsi affaiblie (fleurs moins abondantes et plus petites, récolte de fruits et de légumes considérablement réduite, ralentissement de la croissance...), et son aspect devient peu esthétique. Dans les cas les plus graves, la totalité des feuilles peuvent tomber, mais la survie du végétal est rarement menacée. La rouille est ainsi une maladie gênante, mais peu dangereuse.

Causes de la maladie

Tiges d'ail atteintes par la rouille
Rouille de l'ail (Puccinia allii)
La rouille est causée par un champignon : c'est une maladie cryptogamique. En fait, de nombreux champignons différents peuvent être responsables de ce que l'on nomme "rouille" : derrière ce terme se cachent donc de nombreuses maladies dont les symptômes et les dégâts sont similaires.
Le champignon -et donc la maladie- se développe entre le printemps et l'automne. Il est transporté par le vent, ou transmis par contact (contamination d'une plante par une autre, outil de jardinage mal nettoyé...). Il passe l'hiver dans les débris de végétaux (feuilles, branches...), où il attend le retour du printemps pour reprendre son développement et contaminer de nouveaux hôtes.

Facteurs favorisant l'apparition de la rouille

Les champignons causant la rouille se développent mieux lorsque le temps est pluvieux, ou l'ambiance humide (serre). Des arrosages répétés du feuillage en été favorisent aussi l'apparition de la maladie. Enfin, une mauvaise circulation de l'air (lieu confiné, végétaux trop serrés les uns contre les autres, feuillage très dense...) est également une cause d'apparition de la rouille.
Bien souvent, lorsque les conditions deviennent moins favorables au champignon, la maladie disparaît d'elle-même (moins d'humidité, meilleure aération...).

Comment lutter ?

Le premier geste à adopter en cas d'attaque de rouille est de couper les feuilles atteintes et de les brûler. Ensuite, il faut lutter contre le champignon, en appliquant un traitement antifongique biologique (par exemple une solution à base de soufre), ou un traitement naturel comme le purin de prêle ou d'ortie.

Oïdium dans mon jardin

Symptômes

Symptômes de l'oïdium sur feuille de citrouille
L'oïdium fait partie des maladies cryptogamiques bien connues des jardiniers. Tout commence par l'apparition d'unfeutrage blanc d'aspect farineux sur les feuilles, les tiges et parfois les fleurs. Souvent, l'oidium provoque une déformation des feuilles, qui se gondolent et se boursouflent : l'horreur !

Cibles

Ce champignon appartient à une famille nombreuse, dont les différents membres s'attaquent au rosier (lire : Des rosiers jamais malades), au pied d'alouette, au bégonia... au melon, à la courgette, à la tomate... à lavigne, au pommier, au groseiller à maquereau... Bref, des généralistes !

Action préventive

N'arrosez pas le feuillage des tomates !
Comme souvent au jardin, dans le double but d'une meilleure efficacité et d'une moindre pollution chimique, on tâchera de mener une action préventive.

Dans le cas de l'oïdium, celle-ci est multiple :
  • espacer suffisamment les plants, nettoyer régulièrement autour des plantations, dégager le centre des rosiers pour que l'humidité ne persiste pas longtemps (un facteur favorable à l'apparition de la maladie),
  • supprimer rapidement les parties ou sujets atteints afin que la maladie ne se propage pas trop vite,
  • lorsqu'il fait chaud, veiller à ne pas arroser le feuillage,
  • traiter préventivement les sujets sensibles.

Traitement au soufre

Pulvérisateur à pression
Généralement appliqué en pulvérisation, le soufre s'achète sous forme de "poudre à mouiller" que l'on dilue donc dans l'eau. Respectez les doses indiquées sur l'emballage; les augmenter n'améliore pas l'efficacité du traitement. A noter: comme tout traitement pulvérisé sur les feuilles, ne pas traiter par forte chaleur.

Si vous n'avez effectué aucun traitement et que la maladie se déclare, traitez dès l'apparition des premiers symptômes; mais vous êtes prévenus : au-delà de 10 à 15% de surface atteinte, cela s'avèrera inefficace...

Botrytis dans mon jardin

Pourriture grise ou pourriture noble ?

Botrytis sur raisin
Le botrytis est une maladie cryptogamique, c'est-à-dire causée par un champignon, Botrytis cinerea. Le botrytis est également appelé pourriture grise. Parfois, on l'appelle aussi pourriture noble : c'est le cas lorsque le développement du botrytis est souhaité (mais étroitement surveillé), notamment sur la vigne, pour obtenir des raisins plus riches en sucre et donc capables de donner des vins liquoreux. Cependant, dans la majorité des cas, le botrytis est un ennemi redouté des jardiniers, des horticulteurs, des maraîchers et des vignerons.

Quels végétaux sont concernés ?

Botrytis cinerea se développe aussi bien sur des tissus végétaux morts que sur des organes vivants, et il concerne un très grand nombre de plantes cultivées. Il est particulièrement fréquent chez la tomate, la fraise (et tous lespetits fruits), le pois, le haricot, et certains arbustes et plantes d'ornement (fleurs très pleines comme celle desrosiers (lire :  Des rosiers jamais malades), les pivoines, les dahlias, les chrysanthèmes, mais aussi lesoeillets, les lis...).

Symptômes et dégâts

Ce champignon se développe souvent sur les fruits (feutrage gris ou brunâtre caractéristique), mais il peut aussi atteindre les fleurs (flétrissement), les feuilles (taches foliaires brunes puis destruction de la feuille), les racines (pourrissement), les tiges (dessèchement et mort du rameau) ou les semis.
Les dégâts sont variables : on peut constater le flétrissement de seulement quelques feuilles ou fleurs, mais lorsque les conditions sont particulièrement favorables, l'attaque peut compromettre la récolte ou être très préjudiciable à l'esthétique de la plante.

Conditions de développement

Le botrytis apprécie la chaleur modérée (le développement est optimal entre 18 et 20°C) et surtout l'humidité (périodes pluvieuses, ambiance humide sous serre ou sous châssis). Une mauvaise aération est également un facteur favorisant (culture en milieu confiné, végétation dense).

Prévention et traitement

La prévention est particulièrement importante : bien entendu, nul n'est maître des conditions météorologiques, mais il est possible de réduire les risques d'attaque en assurant une bonne aération autour de la plante et des organes sensibles :
  • Tailler afin d'éviter l'enchevêtrement des branches et favoriser la circulation de l'air au coeur de la ramure pour les arbustes et les arbres fruitiers ;
  • Aérer suffisamment les serres et les cultures sous châssis ;
  • Espacer les rangs au potager...
Du côté des traitements, les fongicides peuvent être utilisés, bien que les souches de botrytis tendent à devenir résistantes aux substances chimiques habituellement utilisées. En culture biologique, la bouillie bordelaises'avère efficace.

Mildiou de la tomate dans mon jardin

La cause

mildiou de la tomate - D..R
Tomates atteintes de mildiou
Le mildiou de la tomate et de la pomme de terre est unemaladie cryptogamique causée par un champignon appeléPhytophthora infestans. D'autres champignons provoquent des dommages semblables sur la vigne, les rosiers, les oignons, les carottes...
La maladie évolue très rapidement quand les conditions lui sont favorables : pluie, humidité élevée et températures comprises entre 12 et 25°C. Le mycélium se développe alors sous les feuilles et produit des spores qui vont assurer la propagation. Le champignon hiverne sur les résidus de plantes mortes et l'infection repart par le sol au printemps suivant...

Les symptômes

Le mildiou est assez facile à reconnaître :
  • Face supérieure des feuilles : plages brun-vert d'apparence huileuse débutant en bordure des feuilles et se desséchant en leur centre
  • Face inférieure des feuilles : duvet blanc (mycélium ou filament fongique) par temps humide ou lorsque la rosée matinale est suffisante
  • Tiges et pétiole : taches brunes
  • Fruits : bosselures brunes, fermes et marbrées. Difficultés de mûrissement.

Dégâts

Le mildiou peut facilement détruire une récolte entière.

Lutte préventive

Mildiou sur pied de tomateA la plantation

Lorsque vous plantez les pieds de tomates, ne les serrez pas trop. Vous maintiendrez ainsi une bonne aération, à même de limiter la propagation de la maladie et de favoriser le séchage du feuillage. En ce qui concerne la pomme de terre, certaines variétés présentent naturellement une bonne résistance au mildiou, d'autres y sont plus sensibles : tenez compte de ce critère lors du choix de la variété à planter.
Par ailleurs, l'ortie renforçant l'immunité de la plante :
  • à la plantation, mettez au fond du trou des orties broyées,
  • traitez régulièrement au purin d'orties.
La décoction de prêle ou de consoude sont aussi des alliées efficaces.

21/11/2013

Mauvaises herbes : comment vous-en faire des alliées ?

Les adventices sont de mauvaises herbes reconnues comme ennemies du jardinier. Elles entrent en concurrence avec vos plantations (pour les nutriments, la lumière, l'humidité, l'eau...) et possèdent une fulgurante aptitude à proliférer. Mais leur présence n'est pas entièrement néfaste ! Voici des éléments pour apprendre à les aimer.

Prévenir l'érosion

Il faut savoir que les adventices se développent sur des sols nus. Leur rôle est de ne pas laisser un sol sans couvert végétal. Ainsi, elles évitent le phénomène d'érosion, le lessivage du sol, des changements physiques dus aux intempéries.

Plantes indicatrices

Elles sont également de très bonnes indicatrices. Leur caractère spontané les rend très intéressantes. Elles sont ainsi révélatrices de la nature et de la qualité de votre sol.
Pensez aux prairies fleuries comme remèdes aux mauvaises herbes

Apports nutritifs

Les adventices peuvent également enrichir votre terre en nutriments indispensables pour la plante.
Quelques exemples :
Pissenlit : fer, sodium, potassium, phosphore.
Fougère : azote, potassium, soufre.
Prêle des champs : potassium, phosphore, calcium, silice, fer, magnésium.
Potentille ansérine : fer, calcium, magnésium.
Grande ortie : calcium, cuivre, fer, potassium, azote.
Camomille sauvage : fer, calcium, phosphore, soufre.
Chiendent : potassium, silice, chlore, molybdène.
Achillée millefeuille : fer, calcium, potassium, cuivre, phosphore, azote, soufre.
Utilisez les dans le compostage
Ne cherchez pas à vous débarrasser des adventices que vous avez arrachées. Préférez la méthode écologique et incorporez-les dans votre tas de compost. Ainsi, elles se décomposeront et restitueront les nutriments qu'elles ont prélevés dans le sol.

Un moyen d'attirer les auxiliaires dans votre jardin

Les « mauvaises herbes » sont un moyen de nourrir la faune de votre jardin tout au long de l'année. Par exemple le trèfle, le bec de grue, le myosotis, le lierre, la reine des prés, la valériane... ont des fleurs très appréciées des abeilles.

10/12/2012

Les maladies fongiques de la pomme de terre


Mildiou : Phytophthora infestans
Symptômes
■ Sur jeunes pousses : duvet blanc
■ Sur feuilles (face supérieure) : taches décolorées d’aspect huileux, puis
brunissement rapide avec un liseré vert clair
■ Sur feuilles (face inférieure) : duvet blanc sur le pourtour de la zone nécrosée
■ Sur bouquets terminaux : brunissement et recroquevillement des feuilles
■ Sur tiges : nécrose brun violacé sur tige rigide
■ Sur tubercules : à l’intérieur, taches de couleur rouille et de forme diffusessur
les variétés à chair ferme
Dégâts 
■ Si attaque précoce : perte de récolte possible jusqu’à 100%
■ Si attaque tardive : taux de contamination élevé des tubercules avec pertes en
conservation, surcoûts de triage et difficultés de commercialisation
Biologie 
■ Conservation hivernale dans les tubercules et possible dans le sol
■ Maladie polycyclique à caractère épidémique : facteur de multiplication de
100 à chaque cycle
■ Contamination favorisée par une humidité relative supérieure à 90% et une
température moyenne supérieure à 16  °C
■ Durée d’incubation : 5 jours (si 16-20 °C) et 9 jours (si 8-12 °C)
■ Conditions de sporulation (dissémination) : courtes périodes (8h) avec une
humidité relative supérieur à 90% et des températures entre 3 et 26 °C
Lutte
■ Ne jamais laisser le mildiou pénétrer dans les parcelles
■ Soigner particulièrement les mesures prophylactiques (destruction des tas de
déchets, limitation des repousses)
■ Traiter préventivement en assurant une protection du feuillage dès la levée et
jusqu’à la destruction complète des fanes
■ Valoriser les différences de résistance variétale au mildiou du tubercule
■ Alterner les familles chimiques afin d’éviter les risques de résistance



Dartrose (ou anthracnose)
Colletotrichum coccodes
Symptômes
■ Très fréquents et faciles à identifier sur stolons, racines
et base des tiges
■ Jaunissement et dessèchement prématurés, progressant du sommet
vers la base de la tige
■ Ponctuations noires en fin de végétation
■ Sur tubercules, taches plus ou moins circulaires de couleur grisâtre
à brun avec quelques ponctuations noires
Dégâts
■ Maladie très fréquente, mais son incidence agronomique et
économique est encore mal connue
■ Aggravation des attaques depuis quelques années
Biologie 
■ Pathogène cosmopolite sur une large gamme d’hôtes
(solanacées, cucurbitacées, adventices,…)
■ Pathogène de faiblesse ou de sénescence
■ Optimum de développement entre 25 et 30  °C
■ Conservation dans le sol pendant plus de 2 ans
■ Facteurs favorisants : sols sableux, sol mal drainés, fertilisation
déséquilibrée, irrigation
Lutte
■ Aucune méthode de lutte spécifique
■ Favoriser toutefois l’utilisation de plants sains, une rotation longue (minimum 3 ans), une fumure et une irrigation satisfaisantes



Rhizoctone brun
Rhizoctonia solani
Symptômes
■ La maladie la plus importante au moment de la levée
■ Manque ou retard à la levée
■ Nécroses sèches sur la partie souterraine des tiges ou des stolons
■ Mycélium blanc visible au collet des tiges (manchette)
■ Petites croûtes ou plaques dures (sclérotes) de dimension et forme
très variables, plates ou rugueuses, noir mat, fortement adhérentes à
la peau mais grattable à l’ongle
■ Ou petites taches brunâtres arrondies, bien délimitées,
d’un diamètre inférieur à 5 mm, formant un bouchon liégeux (dry core)
Dégâts
■ Jusqu’à 20% de perte de rendement
■ Qualité des tubercules fortement altérée (petit calibre, déformation)
Biologie
■ Développement optimum entre 18 et 25 °C, mais activité dès 4 à 5 °C
■ Favorisé par conditions humides, sol tassé, et par rotations courtes
■ Conservation du champignon dans le sol (jusqu’à 30 à 40 cm de  profondeur) sous forme de sclérotes ou en saprophyte sur les débris végétaux
Lutte
■ Eliminer les sources d’inoculum primaire (déchets de récolte)
■ Adopter une protection préventive en commençant au plus tard
à l’apparition des premières pustules au bas des feuilles
■ Maintenir la protection si les conditions favorables persistent


Alternariose

Alternaria solani
Symptômes
■ Premières apparitions sur feuilles de la base
■ Taches dispersées, bien délimitées, brunes à noires et à bords anguleux
■ Taches de type nécrotique avec des anneaux concentriques
■ Dessèchement du centre des taches
■ Assez rares sur tubercules : zones déprimées, tailles inégales, tissus
pourris brun noirâtre évoluant en pourriture sèche superficielle et liégeuse
Dégâts
■ Pertes de rendement et de qualité généralement faible
Biologie
■ Présence liée à la sénescence des plantes
■ Développement optimal entre 25 à 30 °C
■ Contamination lors des périodes de rosée (1 nuit)
■ Sporulation (dissémination) si alternance de nuits humides et de journées sèches et ensoleillées : apparition fréquente en climat continental
et en culture irriguée
Lutte
■ Eviter les stress nutritionnels provoquant une sénescence accélérée
■ Utiliser des traitements anti-mildiou efficaces sur Alternaria



Gale argentée
Helminthosporium solani
Symptômes
■ Maladie de conservation en extension
■ Contamination avant récolte, mais aucun symptôme sur les parties
aériennes
■ Taches circulaires d’aspect argenté, à contours irréguliers, à la surface du
tubercule et avec de minuscules ponctuations noires (fructifications)
■ Au cours de la conservation et en conditions favorables (température
supérieure à 5 °C et humidité relative supérieure à 90%), accroissement des taches (en nombre et taille) en larges plages
Dégâts
■ Perte de poids au stockage (proportionnelle au degré d’attaque)
■ Litiges commerciaux fréquents
■ Favorise certains accidents physiologiques (noircissement interne)
■ Pas de nuisibilité agronomique
Biologie
■ Conservation et transmission de la maladie par les plants
■ Conservation du champignons sur les débris végétaux de cultures
(luzerne, blé, maïs, pomme de terre)
Lutte
■ Possibilités limitées en nombre et en efficacité
■ Eviter les plantations trop précoces
■ Utiliser les variétés les moins sensibles : les variétés précoces sont plus
atteintes que les tardives
■ Ne pas laisser inutilement les récoltes en terre après défanage
■ Entreposer les tubercules secs dans un local frais et aéré
■ Sécher les tubercules après lavage ou sortie de chambre froide
■ Traiter les plants pour réduire la fréquence de la gale argenté