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07/02/2016
fabriquer du compost pour mon jardin
Faire un compost naturel grâce à un activateur
Le compost n’est donc pas toujours chose aisée à réaliser.
Avec sa haute teneur en azote, il permet de gagner énormément de temps grâce à des bactéries très actives. Cela permet de considérablement accélérer le processus de compostage sans grands efforts.
Faire son compost grâce à un activateur est une chose très simple et qui ne nécessite pas un grand nombre d’interventions.
D’autant que les délais peuvent être fort longs avant d’obtenir un compost de bonne facture : de 2 mois jusqu’à 2 ans, en fonction des déchets plus ou moins longs à se décomposer. Et ce, même s’il existe des facilitateurs naturels pour produire un compost de qualité, comme la consoude.
Mais il existe des solutions naturelles et efficaces qui peuvent accélérer un tel processus.
L’activateur de compost est une solution qui s’offre au jardinier.
Le processus de décomposition se voit accélérer et les éléments les plus longs se dissolvent et ce, de manière naturelle, car l’activateur est souvent issu de déchets végétaux qui, associés à l’azote, sont de véritables accélérateurs de décomposition organique.
L’activateur de compost, un procédé simple et rapide
Il suffit d’épandre une fine couche d’activateur de compost sur les déchets.
Puis un arrosage du tas s’impose pour aider à la décomposition.
Il suffit ensuite de renouveler l’opération pour chaque couche de déchets de 10 cm d’épaisseur.
Niveau quantité, 100 grammes suffisent par couche de 10 cm.
Bref, un bon moyen de faire un compost de bonne qualité, que l’on peut avoir plus rapidement sous la main, dès le retour des beaux jours.
Qu’est ce qu’un activateur de compost pour mon jardin ?
Les activateurs de compost sont des plantes ou des matières qui, entière ou en petits morceaux, favorisent par leur aspect, leur goût ou leur phéromone la décomposition du compost par la faune en présence.
Activateur de compost Biologique FERTILIGENE Naturen
— Etude sur le relationnel collembole / consoude —
De nombreuses études ont été réalisées sur ce thème et on peut citer en particulier celle du biologiste Ken Proscuit de l’université du Nevada qui a prouvé à plusieurs reprises, en laboratoire, l’émission d’hormones sexuelles accrues chez les collemboles en présence de consoude broyée ce qui entraînait une meilleure activité décompositoire. Il l’a expliqué par le besoin boulimique qu’ont ces insectes à se gonfler de nourritures afin de plaire à leurs partenaires femelles
— Etude sur le relationnel lule / ortie —
Le Professeur ukrainien Selvat Pinovski a, lui, produit certains de ces tests en extérieur (T=255 K) sur une population de Lules qui, en présence d’orties broyées, s’est agglutinée par milliers en moins d’une dizaine de minutes (très rapide dans l’espace temps des insectes) dans une zone située à moins de 5 cm du broyat. Un tel cercle ‘festif’ a ainsi montré le caractère fortement motivateur des activateurs de compost.
Les activateurs végétaux ou dynamique
Il existe 5 sortes d’activateurs de compost végétaux. Ces plantes sont assez courantes dans nos régions et il est tout a fait conseillé d’en faucher une centaine de gramme (environ 12 coups de faux celte légèrement en biais et sur une surface de quelques pouces carrés) puis de l’incorporer au compost. Le mieux est une incorporation complète c’est-à-dire un broyat qui serait malaxé à la grelinette une dizaine de minute avec la masse complète du compost. Sinon, pour les moins actifs, il est toujours possible de déposer tels quels les plants coupés qui ainsi, par leur position hiérarchique supérieure, attireront la faune vers le haut, favorisant ainsi une décomposition verticale.
Les Algues
Ces activateurs sont disponibles en bord de mer. De part leurs oligos éléments Na+, Cl- quelques peu salés, ils sont ajoutables avec précaution au compost. En effet, il ne faut pas perturber l’équilibre acide du compost en le surchargeant d’algues mais une quantité raisonnable (type 1 seau d’algue par mètre cube de compost) incorporée régulièrement (type 1 fois par mois) ne peut que lui être bénéfique !
Pourquoi ne pas profiter d’une sortie en famille pour faire bosser un peu les mioches de manière ludique ? Qu’ils ramassent les algues amenées par la marée et s’amusent ensuite à les incorporer au compost !
Attention, certaines algues rouges sont habitées de la puce du canard maritime et provoquent démangeaisons et allergies chez les plus fragiles
La fougère
Plante la plus riche en potassium et en azote, la fougère a en plus une grande vertue thérapeutique qui éloignera certains insectes nuisibles, notamment ceux à 4 pattes sans ailes.
La fougère se trouve facilement en forêt.
La meilleure incorporation conseillée serait de les effeuiller et de disperser les morceaux dans le compost. Certains insectes dits « maniaques », telle l’arachnide tricoteuse, en étant tentées de reconstituer la fougère, permettent un bon brassage du compost.
Les orties
Plantes les plus prisées de la faune du compost et par les mères de famille, les orties sont très riches en fer (Un industriel que l’on ne citera pas la mélangerait même aux épinards surgelés afin d’améliorer les analyses spécifiques du produit !) ainsi qu’en protéines.
Ce sont véritablement LES plantes à mettre dans le compost pour avoir une efficacité de décomposition accrue !
En plus de donner de l’énergie aux insectes via les protéines, l’ortie a un pouvoir calorifique exceptionnellement important permettant une augmentation de la température au sein du compost et donc un meilleur rendement.
Ainsi, dans un compost individuel sans orties, si la température reste aux alentours de 15°C, elle peut atteindre 25°C facilement si le tas est coupé à 40% d’orties et jusqu’à 57°C voire 62°C dans une plateforme de compostage !
La grande consoude ou la Bardane
Deux plantes quasi similaires et communes, Consoude et Bardane se différencient par le lieu ou elles préfèrent s’implanter. La consoude pousse plutôt en fond de fossé, dans un milieu humide alors que la bardane privilégie les bords de chemins. C’est cette dernière, bien évidemment, qu’il est plus facile de ramasser. Après, si vous glissez, trempé pour trempé, autant couper quelques feuilles de grande consoude qui sont un tant soit peu plus efficace de part leur légère supériorité en terme d’azote.
Pour ne pas tomber plusieurs fois dans un fossé à quelques mois d’intervalle, prenez également la racine. Le rhyzome, une fois implanté à proximité du compost, repousse rapidement vous fournissant en feuilles gratuitement !
Les activateurs type ensemencements de bactéries
Manière plus aisée si vous habitez en campagne, près d’un éleveur, il vous suffit d’incorporer à votre compost du fumier d’animaux.
ATTENTION ! Les animaux doivent être à tout prix végétarien type poulet, vache, chèvre, lapin nain et à la rigueur lapin des Alpes mais pas le lapin Vosgien (loi 1924) .
Le fumier de cheval s’incorpore après un temps de fermage d’environ 1 an car trop puissant de part sa composition pour un compost classique.
Pour cette méthode, n’oubliez quand même pas que, vu que vous allez réincorporer par la suite le compost dans votre potager, vous allez quand même manger de la merde d’animaux végétarien.
Les activateurs chimiques
Savez vous que ce qui est vendu en commerce n’est qu’une infime variation de ce que nous possédons naturellement dans notre corps et qui ferait un très bon compost ?
Par là, je vous parle de la poudre d’os, du sang humain (éléments assez inexploitables pour le moment) mais également… (voici l’heure de la révélation…), d’urine humaine !
Et oui ! L’urée présente dans le liquide expulsé quotidiennement par l’humain est un des activateurs de compost les plus puissants.
— Thèse sur le pouvoir activateur de l’urine humaine —
Le professeur Peter Daligot, de l’INSA de Strasbourg a ainsi prouvé qu’un compost asséché arrosé d’urine de porc (à 98% similaire à celle d’un humain) voyait son rendement augmenter exponentiellement en moins de 15 minutes.
Une deuxième étude sur sa propre urine (créditée dans son étude par les initiales Mr P.D., on sait que c’est toi Peter !), sur un compost cette fois composé à 14% de fruits exotiques, 28% de fruits locaux, 46% de légumes, épluchures et assimilés et 35% de matières sèches (la quantité supérieure à 100% provient de la différence de quotient induit pris pour chaque espèce de déchets) a montré une augmentation de la faune du compost selon des proportions gargantuesques (+154% de collemboles, + 172% de vers de terreaux, + 7% de Lules, + 421% d’acariens rouges pour n’en citer que quelques uns.)
L’efficacité de l’urine n’est plus à prouver et « to pee outside in the compost » est même devenue une condition d’acceptation des stagiaires français dans les fermes en Ecosse (j’en sais quelque chose…)
Loin de moi l’idée de vous faire installer des toilettes sèches pour expulsions liquides au dessus du compost mais considérez cela : pourquoi gâcher 10L de chasse d’eau pour un petit pipi alors que gratuitement vous pourrez améliorer le rendement du compost ?
15/12/2012
Le guide d'utilisation du compost
Le compost est considéré comme un amendement plutôt qu'un engrais. Il additionne azote, phosphore et potassium à beaucoup d'autres, mais a une tendance à les mettre à disposition des plantes sur une longue période de temps contrairement aux engrais chimiques qui ont une action immédiate.
Par contre, le compost apporte de la matière organique aux sols, augmente le drainage dans les sols lourds et argileux, la rétention d'eau dans les sols légers et sableux, facilite la croissance racinaire et dégage des espaces pour la circulation de l'air et de l'eau.
A chaque saison son utilisation
Le début du printemps est une excellente période pour apporter d'importantes quantités de compost au jardin.
En été, le paillage est la première utilisation du compost, à mettre avant les chaleurs.
En été, le paillage est la première utilisation du compost, à mettre avant les chaleurs.
En automne et en hiver, le compost est simplement épandu sur le sol pour mieux capter la chaleur du soleil et il apportera aussi une fertilisation dès le début du printemps (2 à 8 kg/m2). Il sert aussi au bouturage des arbustes à l’automne.
A chaque utilisation son apport
Amélioration du sol
Pour les sols légers et sableux, mélanger 20 l de compost par m2 tous les 5 ans.
Pour les sols lourds, mélanger 10 l de compost par m2 tous les 3 ans en fin d’hiver.
Fertilisation de fond
Lors du bêchage, enfouir le compost à raison de 4 kg (6 l) par m2
Fertilisation d’entretien
Enfouir 2 kg (3 l) par m2
Semis
Mélanger 15 à 20 l de compost par m2 de sol. Les nouveaux gazons développeront des racines en santé qui conserveront leur verdure si le compost est incorporé au sol avant l'ensemencement.
A la plantation
Pour arbres, arbustes, rosiers, plantes de terre de bruyère, mélanger l’équivalent du conteneur de votre plante, ou ¼ de compost et ¾ de terre.
Culture en pot et jardinière
Mélanger le compost avec de la terre de jardin, du terreau ou de la tourbe, soit 1/3 de compost et 2/3 de support. Autre possibilité : 1/3 de compost, 1/3 de terre, 1/3 de sable.
En surfaçage
Pour l’entretien des pelouses, des arbres, arbustes, rosiers, plantes de terre de bruyère, plantes fleuries, enfouir le compost par griffage de mars à novembre.
Pour les pelouses, après scarification : 1 kg de compost par m2.
Pour les pelouses, après scarification : 1 kg de compost par m2.
Plantes d’appartement
Retirer 2 cm de terreau du pot, les remplacer par autant de compost.
En paillage
Répandre jusqu’à 10 cm de compost, sur la surface du sol autour des arbres et des arbustes, des légumes et des fleurs dès que les plantes atteignent une hauteur suffisante, afin de garder les racines au frais et de décourager les mauvaises herbes (3 à 5 kg/m2).
«Thé» de compost
C'est un moyen efficace de fournir des nutriments de compost aux plantes d'intérieur ou de fertiliser certains semis en les arrosant. Trempez un sac de toile de compost dans un seau d'eau jusqu'à ce que le liquide soit de la couleur du «thé». Une autre méthode consiste à mélanger une partie de compost et trois parties d'eau.
14/12/2012
Les Différentes étapes du procédé de compostage
La préparation :
La
préparation peut varier suivant la nature des déchets. Elle consiste à
un tri manuel ou mécanique (criblage) granulométrique ou densimétrique
pour certains déchets verts (branchage). Un broyage peut aussi être
nécessaire en particulier pour les déchets a forte composition en
lignine par exemple.
|
La
fermentation :
La fermentation se réalise grâce aux
microorganismes. Ces microorganismes ne vivent pas tous dans les mêmes
conditions de températures et ne se nourrissent pas tous des mêmes substances.
En se nourrissant de ces matériaux et en les digérant, les organismes
produisent de nouvelles matières (humus) qui sont consommées par d'autres.
Au début d'un compostage, seuls les micro-organismes sont actifs.
Cette phase, pendant laquelle beaucoup
d'oxygène est consommé, et pendant laquelle la température monte, est
appelée phase de décomposition (comprenant les phases mésophile, thermophile
et de refroidissement). Le processus de digestion commence. Les microorganismes
entrent en action, ils utilisent des enzymes qui détruisent d'abord les
parois cellulaires des tissus tendres. Dans cette phase, les bactéries
sont à l'oeuvre, la décomposition de la matière organique se réalise.
Lors de la fermentation, le tas de compost
nécessite une aération. Plusieurs techniques de ventilation peuvent permettent,
en autre, de différencier les méthodes de compostage. Parmi les différents
process utilisés de compostage, il faut distinguer ceux qui présentent
une ventilation naturelle statique de ceux qui présentent une ventilation
naturelle avec retournement.
Dans le premier cas, il s'agit du système
le plus rustique correspondant au compostage domestique. Cette méthode
utilise aucun retournement par l'homme, l'aération se fait naturellement.
Ceci correspond au compostage domestique mais qui est déconseillée dans
le cadre d'un objectif de maîtrise du procédé de compostage
La ventilation naturelle avec retournement
d'andains (ou tas de matière en compostage) est en général utilisée pour
le compostage en plein air de déchets verts ou de déchets agricoles. Les
andains sont des tas allongés disposés sur une aire bétonnée. Le retournement
des andins se fait de façon régulière pour assurer l'aération de la matière
nécessaire entre autre pour la respiration des microorganismes. Le retournement
se réalise à l'aide d'appareils enjambeurs des andains.
Retounement du tas par un chargeur
|
Retournement du tas par un retouneur d'endins
|
Un arrosage hebdomadaire est assuré les
premières semaines afin de maintenir un taux d'humidité optimum du compost
55 à 60%. Il est aussi possible de réaliser une ventilation forcée (en
tas ou en andain) sur des systèmes avec retournement ou pas. Cette aération
forcée est assurée par un réseau de drains sous les matières à composter
qui aspirent ou soufflent de l'air. Le retournement combiné à l'aération
forcée permet une meilleure homogénéité du compost.
Ces différentes techniques peuvent être
mises en oeuvre dans différents environnements, c'est-à-dire soit à l'air
libre soit sous bâtiment non fermé et non confiné et enfin sous bâtiment
confiné. Dans les deux premiers cas, ceci permet (en cas de ventilation
négative) de limiter la dispersion atmosphérique des composés et de réduire
le problème de la place nécessaire au stockage.
Dans les systèmes clos, la matière est
traitée sans contact avec le milieu extérieur, l'aération étant toujours
forcée. Au final, pour les déchets peu humides et fibreux, tel les déchets
verts, le compostage d'andains et l'apport d'eau pour faciliter la dégradation
est privilégié. Une fois la fermentation réalisée en grande partie intervient
une phase de maturation du compost.
La maturation :
La notion de maturité est une donnée
primordiale à connaître pour optimiser l'utilisation des composts. Pour
certains, la maturité est synonyme de stabilité biologique. Pour d'autres,
cela signifie que le compost ne présente plus aucun risque pour la culture.
On retrouve deux définitions de la maturité :
- Un produit mûr est un produit qui a
atteint son développement complet. Pour la matière organique présente
dans le compost, cela signifie qu'elle a atteint la même biodégradabilité
que celle du sol. D'après cette approche, la condition nécessaire et suffisante
pour qu'un compost soit dit « mûr » est la stabilité de sa matière organique.
Son degré de stabilité est alors estimé par l'étude de biodégradabilité
de sa matière organique.
- Un compost est mûr s'il n'entraîne
pas de préjudice pour les plantes lors de son utilisation. Selon cette
définition, un compost est donc mûr si sa matière organique est stabilisée
et s'il ne présente aucun effet inhibiteur pour les plantes au cours de
son utilisation. L'impact du compost sur la plante devient donc un moyen
d'estimer la maturité du compost.
Il existe plusieurs méthodes. Le tableau
ci-dessous répertorie celles présentées dans la littérature.
Source:Thèse de F.FRANCOU de l'INA de Paris-Grignon, décembre 2003
Les différentes méthodes d'évaluation de la maturité
des composts sont :
• Stabilité biologique de la matière organique
:
La méthode de référence pour évaluer
la stabilité d'un compost est le suivi de l'activité respiratoire du sol
auquel le compost est incorporé. Cette activité est généralement estimée
par le dégagement de CO2 au cours d'incubations
à 25-30°C de composts préalablement séché et homogénéisé (Robertson &
Morgan 1995, Bernal 1998, Garcia-Gomez 2003).
Les composts immatures présenteront une
minéralisation rapide du carbone durant les premiers jours d'incubation.
Il est donc permis de penser que 7 jours d'incubation sont suffisants
pour évaluer le degré de stabilisation du compost.(Morel 1986).
La quantité de carbone minéralisée dépend
de l'origine (déchets et procédés) et de l'âge du compost. Malheureusement,
on ne trouve dans aucun ouvrage une fixation des niveaux de stabilité.
On retrouve la mise en évidence de composts très instables ou, au contraire,
très stables, dans différents travaux, mais ceci ne permet que de fixer
des extrêmes. Il est alors difficile de comparer les résultats d'études
distinctes, au vue de la gamme continue de stabilisation contenue entre
ces deux extrêmes.
• Indicateurs basés sur l'évolution physique, chimique
et biologique des composts :
* La respirométrie : elle est basée sur l'activité respiratoire
de la population endogène du compost. On incube le compost seul, ajusté
à une humidité optimale pour l'activité microbienne, et on suit la minéralisation
du carbone ou la consommation d'oxygène pendant 3 à 10 jours. Cette méthode
est considérée comme la plus fiable car elle mesure directement l'activité
microbienne. Pour Scaglia (2000), un compost mûr consomme moins de 1 gramme
d'oxygène par kg de matière organique par heure.
* Test d'auto-échauffement : au cours du compostage, on
observe un dégagement de chaleur due à l'intense activité microbienne.
Le degré de décomposition de la matière organique d'un compost peut donc
se traduire par sa capacité à l'auto-échauffement. Ce test est apparu
en Allemagne vers la fin des années 70, et sert actuellement de référence
dans le pays. La stabilité de la matière organique est estimée par la
température maximale obtenue par auto-échauffement d'un compost placé
dans un vase isotherme DEWAR de 1,5L. L'humidité du compost doit être
ajustée pour une activité microbienne optimale. Ce test comporte une échelle
d'indices allant jusqu'à cinq, quatre correspondant à un compost mûr.
D'étroites corrélations ont été mises en évidences (Becker & Kotter, 1995)
entre les résultats de ce test et ceux du test de respirométire. Ce test
est facilement utilisable sur les plates-formes de compostage.
* Test Solvita (Woods Research Management, USA) : il est
basé sur l'estimation de la minéralisation du carbone et la volatilisation
de l'ammoniac, grâce à deux indicateurs colorés. Ce test est récent et
semble pertinent pour les stades avancés de stabilité. Il permet en outre
de tester la phytotoxicité liée à la présence d'ammonium dans le compost.
* Caractéristiques physico-chimiques classiques : ces caractéristiques
peuvent être utilisés comme indicateurs de maturité selon le pH (entre
7 et 9 pour un compost mûr), la Capacité d'Echange Cationique (CEC), le
rapport C/N (qui diminue au cours du compostage) et le rapport azote NO3-/NH4+
(un compost devant contenir une quantité appréciable de nitrates).
* Rapport d'humification (AH/AF) : c'est le rapport de
la fraction humique sur la fraction fulvique. Ce rapport augmente significativement
au cours du compostage (supérieur à 3 pour un compost mûr).
* Phytotoxicité et maturité : pour estimer la phytotoxicité
d'un compost, on réalise les tests suivants :
- les tests de croissance des plantes (Hirai, 1986;Garcia,1992
;Helfrich,1998) ;
- les tests de germination (Zucconi,1981 ;Garcia,1992 ;Wu,2000)
;
- les tests de développement racinaire (Zucconi, 1981 ;Brinton&Evans,2000).
Les possibles causes de phytotoxicité
sont l'échauffement racinaire et l'immobilisation de l'azote dus à la
stimulation de l'activité microbienne du sol, la salinité, un excès d'
ammoniac, la présence d'acides organiques, de pathogènes ou de métaux.
En règle générale la phytotoxicité diminue avec la stabilisation
du compost. La méthode qui consiste à estimer la stabilité d'un compost
par la stabilité de sa matière organique paraît la plus pertinente, tant
au niveau sémantique que dans la recherche d'indicateurs standards de
maturité. Cette stabilité augmentant de façon continue lors du compostage,
on préfèrera utiliser le terme de « degré de maturité »!!!
UTILISER LE COMPOST : COMMENT FAIRE ?
Le compost agit en tant qu'enrichissement de sol et engrais. Il peut
largement remplacer les mélanges de terre et engrais disponibles dans le
commerce.
Le compost peut être utilisé pour toutes les cultures : légumes, plantes à fleurs annuelles, herbes potagères, plantes vivaces, buissons à fleurs et fruitiers, arbres fruitiers, pelouses, dans les bacs à fleurs ou à l'occasion de plantations d'arbres ou de préparation et d'amélioration de terrains.
La quantité de compost à utiliser dépend de la qualité du compost (sa teneur en substances organiques et en éléments nutritifs) mais aussi du type de sol et de la fertilité de ce sol.
La quantité de compost à utiliser dépend donc aussi de la quantité de compost, d'amendements et d'engrais utilisée dans le passé dans votre jardin.
Un autre critère est celui des besoins en nourriture des légumes ou des fleurs et des fruits cultivés.
Comment pratiquer ? Mélanger le compost à la couche superficielle du sol de préférence au début du printemps.
ou pour constituer une couche de paillis : répartir en surface une
couche de compost de 3 à 5 cm d'épaisseur sans le mélanger à la terre.
On utilisera de préférence un compost grossier qui formera une
excellente protection contre les mauvaises herbes envahissantes.
Pour des sols sableux, lourds, peu profonds ou pauvres, retourner le
sol tous les 2 ou 3 ans en y incorporant 6 à 8 kg de compost par M².
Pour remplir de nouvelles jardinières : mélanger 40% de compost à de la terre ordinaire.
Pour réutiliser des anciennes jardinières : incorporer 20% de compost à l'ancienne terre des jardinières.
sources: environnement.wallonie.b
Le compost peut être utilisé pour toutes les cultures : légumes, plantes à fleurs annuelles, herbes potagères, plantes vivaces, buissons à fleurs et fruitiers, arbres fruitiers, pelouses, dans les bacs à fleurs ou à l'occasion de plantations d'arbres ou de préparation et d'amélioration de terrains.
La quantité de compost à utiliser dépend de la qualité du compost (sa teneur en substances organiques et en éléments nutritifs) mais aussi du type de sol et de la fertilité de ce sol.
La quantité de compost à utiliser dépend donc aussi de la quantité de compost, d'amendements et d'engrais utilisée dans le passé dans votre jardin.
Un autre critère est celui des besoins en nourriture des légumes ou des fleurs et des fruits cultivés.
| Pour le jardin potager : |
- Pour les espèces ou variétés pour lesquelles les besoins en éléments
nutritifs sont importants telles que pommes de terre, choux, tomates,
poireaux, cornichons, céleris, maïs, potirons, …
utiliser de 4 à 8 kg au M². - Si les besoins en éléments nutritifs sont moyens comme pour les
laitues, épinards, endives, carottes, oignons, betteraves rouges,
navets, fenouil, ail, …
utiliser de 2 à 4 kg au M². - Lorsque les besoins sont moins importants comme pour les haricots, petits pois, radis, fraises, plantes à fleurs, …
utiliser 1 à 2 kg au M². - Le compost peut aussi être utilisé comme paillis de 2 cm d'épaisseur à étendre entre les légumes dont on consomme les fruits comme les tomates, les concombres ou les poivrons.
- Pour entretenir les espèces fruitières, répartir chaque année sous l'envergure du feuillage de 3 à 5 kg de compost par M², soit une couche de plus ou moins 1 cm d'épaisseur pour les arbres et de 2 à 3 kg par M² pour les arbustes.
- A l'occasion de la plantation d'arbres ou buissons fruitiers, mélanger directement 20% de compost (1 part de compost pour 4 parts de terreau) dans le puits de plantation.
| Pour le jardin d'agrément : |
- Pour semer une pelouse : répartir superficiellement de 8 à 10 kg de compost et l'amalgamer à la terre sur une profondeur de 10 cm.
- Pour l'entretien de la pelouse : disperser soigneusement au début du printemps de 1 à 2 kg de compost par M². Choisir un compost très fin qui se répartira parfaitement entre les brins d'herbes.
- Pour préparer le terrain pour la végétation générale : répartir en surface de 8 à 10 kg de compost par M² et incorporer jusqu'à 15 cm de profondeur
- Pour un amendement tous les deux ans des plates bandes: répartir en surface de 2 à 3 kg de compost par M² entre la végétation et biner légèrement.
- A l'occasion de la plantation d'arbres, d'arbustes ou d'arbrisseaux d'ornement,, mélanger directement 20% de compost (1 part de compost pour 4 parts de terreau) dans le puits de plantation.
| Pour protéger les sols : |
| Pour améliorer des sols d'une manière générale : |
| Pour les jardinières : |
Pour réutiliser des anciennes jardinières : incorporer 20% de compost à l'ancienne terre des jardinières.
sources: environnement.wallonie.b
Apprendre à composter facilement
Le compost est nécessaire pour avoir un jardin en bonne santé. Mode d’emploi.
Les grands principes :
Les avantages du compost :
- Il améliore la croissance de vos végétaux
- Il améliore la rétention d’eau
- Il améliore la diffusion des nutriments (selon la t°, etc.)
- Il améliore la porosité du sol
- Il augmente la résistance à l'érosion
- Il protège contre les parasites et les maladies.
Equilibre entre déchets bruns et verts
Le vert : ingrédients humides et riches comme l’herbe ou les déchets de cuisine.
Le brun : ingrédients secs tels que des feuilles, des petites branches ou copeaux de bois.
A mettre au compost :
- Les déchets de jardin : feuilles, branches, herbe tondue (à laisser sécher d’abord), etc.
- Les déchets de cuisine : épluchures de fruits et légumes, viandes et poissons (mais à recouvrir), huile, etc.
- Les déchets de la maison : bouquets fanés, serviettes, mouchoirs, cartons, déjections des animaux de compagnie, etc.
A ne PAS mettre au compost :
- Le papier
- Les langes
- La majorité des litières pour chats
- Le bois (massif) et le liège
- Certains produits du jardin contenant des graines (fruits d’arbustes, plante montées en semence, certaines graines comme celles du potiron…) ou étant malades pour éviter une contamination.
- La terre et le sable
- Et tout ce que votre bon sens vous dicte : pas de plastique, de métaux, etc.
Les différentes méthodes
Le compostage classique
Vous avez de l’espace ? Des arbres et beaucoup de verdure ? Le compostage en tas, le plus classique, est tout à fait adapté. Vous choisissez simplement un endroit du jardin qui servira de compost et vous y entassz vos déchets. Simple et efficace.Méthode :
- Labourez un peu la terre de l’espace choisit
- Disposez une couche de petites branches ou de broya
- Déversez vos déchets au quotidien (en respectant les règles déjà évoquées)
- Couvrez, sans étouffer, votre composte pour le protéger des intempéries par exemple avec un grand carton bien épais
- Une fois que votre tas est relativement haut (au moins 1m20), il va falloir attendre plus ou moins un mois
- Après quelques semaines, le tas va réduire en hauteur, signe que le travail de décomposition s’est produit. Retournez alors le tas et vérifiez s’il n’est pas trop sec. Le tas doit être un peu moite et à défaut, n’hésitez pas à le mouiller un petit peu.
- Le processus va alors se reproduire et vous pouvez le reproduire tous les mois. Il faut au moins compter 6 mois. A ce stade-là, le compost ressemble simplement à du terreau, il est devenu uniforme. Il est prêt !
- Tamisez le compost pour vous débarrasser des éléments qui ne se seraient pas décomposés.
Le bac à compost
Si la méthode classique vous semble un peu trop sale et contraignante, vous pouvez suivre le même principe mais dans des bacs. La méthode est exactement la même que pour le compostage en tas si ce n’est qu’il va vous falloir construire des conteneurs d’un m3 pour y placer votre compost. Ils vous permettront de lancer plusieurs compostes en même temps. Une fois la première phase de votre premier bac terminée, vous la déplacerez alors dans le deuxième. Et vous en démarrerez une nouvelle dans le premier. Etcetera, etcetera. Libre choix pour la méthode (maçonnerie, planches de bois, etc.) tant que vous laissez l’air circuler à l’intérieur du bac que vous avez construit. Prévoyez donc de nombreuses aérations.La compostière
Vous n’avez qu’un tout petit espace vert, voire une cour et vous pensez que le compostage n’est pas pour vous ? Détrompez-vous. Grâce au compostage en fûts vous allez pouvoir produire une petite quantité de compost facilement.Quel fût ?
Il existe de nombreuses possibilités. Vous trouverez dans le commerce une grande variété de fûts de formats et en matériaux divers. Veillez à choisir un fût qui dispose d’une bonne aération par le bas (présence de petits trous dans le fond de la compostière) et par le haut (présence de petits trous sur le couvercle). Le bas du fût doit également être accessible directement afin de collecter le compost le plus à maturité.
Méthode :
- Placez votre fût au soleil, la chaleur amplifiera le processus
- Disposez une couche de petites branches et de végétaux fanés
- Déversez vos déchets au quotidien. Ajoutez-y un peu de compost mur que vous aurez demandé à un proche
- Ici, vous devrez à chaque fois veillez à mélanger les nouveaux déchets au compost déjà présent. On peut se servir utilement pour ce faire d’une canne d’aération. Et n’hésitez pas à ajouter, à nouveau, des éléments de la couche de départ si vous déversez surtout des déchets de cuisine.
- Il faut compter 6 mois pour que le compost le plus ancien soit mur. On peut alors le prélever au moyen de la trappe.
Compost : pourquoi et comment le réaliser ?
Composter, c’est recycler les déchets verts du jardin et de la maison en les amassant en tas pour qu’ils se décomposent.
Le compostage est un processus de transformation des déchets organiques (déchets de cuisine, déchets verts et de bois) par des micro-organismes et petits animaux (bactéries, vers de terre) en un produit comparable au terreau : le compost. C'est un amendement organique naturel à utiliser directement dans son jardin. Le compost est un fertilisant d'excellente qualité et 100 % naturel. Il allège la terre et permet des économies d'engrais, de terreau et d'eau.
Composter permet de réduire nos déchets (de cuisine et de jardin) et d'éviter les transports jusqu'à la déchetterie pour s'en débarrasser.
Le compostage est un processus de transformation des déchets organiques (déchets de cuisine, déchets verts et de bois) par des micro-organismes et petits animaux (bactéries, vers de terre) en un produit comparable au terreau : le compost. C'est un amendement organique naturel à utiliser directement dans son jardin. Le compost est un fertilisant d'excellente qualité et 100 % naturel. Il allège la terre et permet des économies d'engrais, de terreau et d'eau.
Composter permet de réduire nos déchets (de cuisine et de jardin) et d'éviter les transports jusqu'à la déchetterie pour s'en débarrasser.
Qu'est ce que le compost ?
‘Compost’ signifie ‘Engrais composé’. C’est un fertilisant à base de
déchets d’origine végétale ou animale. Une fois décomposée par des
micro-organismes (bactéries, champignons,...), mélangée et mise en tas,
cette matière organique produit un engrais de qualité totalement naturel
qui nourrit vos plantes, les rend plus saines et plus résistantes aux
maladies. C’est l’engrais le plus équilibré : plus vous compostez
d’éléments différents plus votre compost sera complet. Il renforce
l’aptitude de votre sol à retenir l’eau et les nutriments indispensables
à votre plante.
Processus de compostage
Dans des conditions favorables, les matières organiques mises en tas
sont dégradées par des micro-organismes et macro-organismes (vers de
terre, insectes, bactéries, champignons…) et transformées en humus riche en éléments nutritifs.
Ces réactions nécessitent de l'oxygène et dégagent de la chaleur. La température au cœur du compost augmente jusqu’à 50 à 70°C au fur et à mesure de la décomposition, puis diminue.
Deux phénomènes se succèdent dans un processus de compostage :
- le processus de dégradation, amenant les résidus à l'état de compost frais, est une dégradation aérobie intense : il s'agit essentiellement de la décomposition de la matière organique fraîche à haute température (50 à 70 °C) sous l'action de bactéries et en présence d’oxygène.
- le processus de maturation est caractérisé par une dégradation moins soutenue. Il va transformer le compost frais en un compost mûr, riche en humus.
Ce phénomène de maturation, qui se passe à température plus basse (35 à 45 °C), conduit à la biosynthèse de composés humiques par des champignons et des macros-organismes (ver de terres, etc.).
Ces réactions nécessitent de l'oxygène et dégagent de la chaleur. La température au cœur du compost augmente jusqu’à 50 à 70°C au fur et à mesure de la décomposition, puis diminue.
Deux phénomènes se succèdent dans un processus de compostage :
- le processus de dégradation, amenant les résidus à l'état de compost frais, est une dégradation aérobie intense : il s'agit essentiellement de la décomposition de la matière organique fraîche à haute température (50 à 70 °C) sous l'action de bactéries et en présence d’oxygène.
- le processus de maturation est caractérisé par une dégradation moins soutenue. Il va transformer le compost frais en un compost mûr, riche en humus.
Ce phénomène de maturation, qui se passe à température plus basse (35 à 45 °C), conduit à la biosynthèse de composés humiques par des champignons et des macros-organismes (ver de terres, etc.).
REMARQUE : Plus le tas est volumineux plus la montée en température sera importante et plus rapide sera le compostage.
Mettre en place son compost
Il existe plusieurs méthodes de compostage : en tas, pour les
grandes surfaces, en silo, pour les espaces plus réduits ou de surface
pour préparer une parcelle entre deux cultures et durant le repos
hivernal.
Où faire son compost ?
Un bon emplacement pour
un tas de compost est à l’ombre car une situation trop chaude le
dessèche. Pensez à l’arroser s’il est trop sec et à le couvrir pour
éviter le lessivage.
Comme composteur, vous pouvez utiliser les silos du commerce ou le construire vous-même avec des planches de bois ou du grillage. Prenez garde à bien laisser le fond de votre bac à compost en contact avec le sol car c’est une source directe de micro-organismes (comme les lombrics) indispensables à la réussite de votre compost. L’idéal est d’avoir au moins deux compartiments à compost afin de pouvoir le retourner aisément. Pendant que vous laissez un bac terminer sa fermentation en compost, remplissez le second et ainsi de suite !
Comme composteur, vous pouvez utiliser les silos du commerce ou le construire vous-même avec des planches de bois ou du grillage. Prenez garde à bien laisser le fond de votre bac à compost en contact avec le sol car c’est une source directe de micro-organismes (comme les lombrics) indispensables à la réussite de votre compost. L’idéal est d’avoir au moins deux compartiments à compost afin de pouvoir le retourner aisément. Pendant que vous laissez un bac terminer sa fermentation en compost, remplissez le second et ainsi de suite !
Astuce
Pour ceux qui désirent composter une
petite quantité de déchets, vous pouvez creuser un trou directement dans
la terre. Creusez une tranchée de 20cm de profondeur et d’une largeur
correspondant à la quantité de déchets que vous souhaitez. Couvrez de
paille ou d’un plastique noir et maintenez humide comme pour un compost
normal.
Il existe également des composteurs de balcons pour ceux qui ne possèdent pas de jardin.
Il existe également des composteurs de balcons pour ceux qui ne possèdent pas de jardin.
Mélangez
L’aération est un facteur essentiel
puisque le compostage est un processus aérobie. La mauvaise aération du
tas de compost est la principale raison d’un compostage lent, partiel,
hétérogène ou mal odorant. On estime que l'air devrait occuper au moins
50% du volume du tas. Pour cela, il faut mélanger le tas le plus souvent
possible (toutes les 4 à 6 semaines) pour assurer une bonne aération.
En effet, les bactéries responsables de la dégradation du compost
doivent être dans des conditions aérobies, c'est-à-dire en présence
d’oxygène pour pouvoir respirer. En dégradant, elles produisent de la
chaleur. Il est important de bien aérer le tas de compost pour apporter
l’oxygène aux bactéries et pour maintenir une température autour de
70°C. En effet, une trop forte température entraîne la mort des
bactéries et l’activité microbienne serait alors stoppée.
Attention, le premier mélange ne doit être réalisé que 2 à 4 semaines après la mise en tas des déchets. Vous évitez ainsi de faire redescendre la température et sauvegardez l’activité des bactéries.
Avec une fourche, ramenez les couches inférieures sur le dessus. C’est le moment d’y incorporer des activateurs naturels (urine, fumier de volaille, poudre d’algue, poudre d’os marine) qui stimulent l’activité.
Astuce : Ajoutez de la terre en guise de levain, et un lit de branchage pour l’aération.
Attention, le premier mélange ne doit être réalisé que 2 à 4 semaines après la mise en tas des déchets. Vous évitez ainsi de faire redescendre la température et sauvegardez l’activité des bactéries.
Avec une fourche, ramenez les couches inférieures sur le dessus. C’est le moment d’y incorporer des activateurs naturels (urine, fumier de volaille, poudre d’algue, poudre d’os marine) qui stimulent l’activité.
Astuce : Ajoutez de la terre en guise de levain, et un lit de branchage pour l’aération.
Humidité
Il est important que vous contrôliez
l’humidité de votre compost. Pour vérifier qu’il est satisfaisant,
comprimez une poignée de compost dans votre main. Si des perles d’eau
commencent à apparaître le taux d’humidité est bon.
Si le compost est trop sec, les bactéries meurent et seuls les champignons continuent à travailler. Vous verrez alors apparaître des filaments mycéliens blancs. Dans ce cas arrosez votre compost. Vérifiez également que l’aération n’est pas trop importante (espace entre les planches,…), que l’emplacement n’est pas trop venteux. Vous pouvez couvrir votre tas de compost avec une bâche après l’avoir arrosé, elle gardera l’humidité.
Attention à l’inverse de ne pas trop humidifier votre compost. En effet, un excès d'eau diminue la quantité d'air disponible dans le volume de compost. Les bactéries aérobies (qui ont besoins d’oxygène) sont remplacées par des bactéries anaérobies (qui n’ont pas besoins d’oxygène) qui dégagent des gaz et engendrent des odeurs désagréables. Dans ce cas pensez à bien le mélanger pour éviter que certaines zones à l’intérieur ne soient trop humides. Pensez également à découvrir votre tas par temps sec pour augmenter l’aération. Si le taux d’humidité est vraiment trop important étalez (par temps sec) sur le sol une partie du compost durant quelques heures, puis remettez le dans le bac à compost.
Si le compost est trop sec, les bactéries meurent et seuls les champignons continuent à travailler. Vous verrez alors apparaître des filaments mycéliens blancs. Dans ce cas arrosez votre compost. Vérifiez également que l’aération n’est pas trop importante (espace entre les planches,…), que l’emplacement n’est pas trop venteux. Vous pouvez couvrir votre tas de compost avec une bâche après l’avoir arrosé, elle gardera l’humidité.
Attention à l’inverse de ne pas trop humidifier votre compost. En effet, un excès d'eau diminue la quantité d'air disponible dans le volume de compost. Les bactéries aérobies (qui ont besoins d’oxygène) sont remplacées par des bactéries anaérobies (qui n’ont pas besoins d’oxygène) qui dégagent des gaz et engendrent des odeurs désagréables. Dans ce cas pensez à bien le mélanger pour éviter que certaines zones à l’intérieur ne soient trop humides. Pensez également à découvrir votre tas par temps sec pour augmenter l’aération. Si le taux d’humidité est vraiment trop important étalez (par temps sec) sur le sol une partie du compost durant quelques heures, puis remettez le dans le bac à compost.
Quand le compost est-il prêt ?
Il peut être mûr au bout de 3 à 6 mois au printemps/été ou 6 à 9 mois
en automne/hiver s’il est bien isolé et retourné régulièrement.
Certains composteurs permettent même la réalisation d’un compost de
qualité en 4 à 6 semaines seulement !
NB : Pour un compost bien décomposé, pensez à alterner entre deux couches de compost un activateur à compost.
NB : Pour un compost bien décomposé, pensez à alterner entre deux couches de compost un activateur à compost.
Le compost est prêt lorsqu’il sent la terre forestière, l’humus et
s’effrite facilement. Retirez-le par la base et incorporez-le au pied
des plantes ou dans les trous de plantation. Attention à ne pas
l’enterrer mais à l’incorporer de façon superficielle. Epandre 30 à 70kg
de compost pour une surface de 100m², trois fois par an.
A la fin du compostage le tas aura perdu 2/3 de son volume initial, mais
il sera concentré en éléments nutritifs.
Astuce
Si vous n’avez pas
obtenu suffisamment de compost pour l’ensemble de votre jardin n’hésitez
pas à le compléter par du compost commercial prêt à l’emploi.
Le tamisage
Lorsque votre compost est prêt, il
reste toujours quelques fragments non décomposés. Vous pouvez les
récupérer en tamisant votre composte. Réincorporez-les ainsi dans votre
prochain tas de compost.
Quelles matières composter ?
Pour un compost 100% naturel, utilisez les déchets verts de la maison et du jardin. Tout se recycle au jardin : ce qui vient de la terre retourne à la terre pour protéger et nourrir le sol.
Utilisez des matériaux variés et broyés (les micro-organismes seront plus efficaces si les déchets sont en petits morceaux) en mélange équitable secs (bois, rameaux, feuilles mortes) et humides (encore verts). La diversité des déchets utilisés fait du compost le meilleur engrais organique.
Utilisez des matériaux variés et broyés (les micro-organismes seront plus efficaces si les déchets sont en petits morceaux) en mélange équitable secs (bois, rameaux, feuilles mortes) et humides (encore verts). La diversité des déchets utilisés fait du compost le meilleur engrais organique.
Ne pas composter : les plantes susceptibles de porter des maladies (rosiers
et arbres fruitiers) ; les mauvaises herbes en graine ; les fruits
malades ; le papier journal qui peut être toxique. De façon générale,
éviter les matériaux qui se décomposent difficilement.
REMARQUE : Les fumiers doivent être utilisés bien décomposés, car frais, ils sont riches en éléments solubles trop concentrés pour la croissance des plantes.
REMARQUE : Les fumiers doivent être utilisés bien décomposés, car frais, ils sont riches en éléments solubles trop concentrés pour la croissance des plantes.
| Matières compostables | Matières non compostables |
|---|---|
| Au jardin |
Au jardin |
| A la maison |
A la maison |
Le matériel pour un bon compostage
- Une brouette pour transporter les déchets jusqu'au tas de compost.
- Un récipient de petite taille pour récupérer les déchets de la maison.
- Un broyeur pour couper les déchets en petits morceaux et faciliter le travail de fermentation des micro-organismes.
- Un ou deux silos à compost.
- Une fourche pour remuer et aérer régulièrement le tas de fumier.
- Un thermomètre de couche pour observer l’évolution de la température au cœur du compost. Des thermomètres spécialisés vous indiquent la température au centre de votre tas de compost, traduisant ainsi l’activité qui y règne. Si la température est trop élevée, n’hésitez pas à aérer votre compost. A l’inverse si elle est trop basse, rajoutez de la matière organique fraîche (épluchures de légumes, herbe tondue…) et de l’activateur de compost afin de rebooster l’activité des bactéries.
- Une bâche à œilletons pour protéger le tas des intempéries (en cas de fortes pluies, grands froids, ).
- Un tamis pour obtenir un compost homogène.
- Un récipient de petite taille pour récupérer les déchets de la maison.
- Un broyeur pour couper les déchets en petits morceaux et faciliter le travail de fermentation des micro-organismes.
- Un ou deux silos à compost.
- Une fourche pour remuer et aérer régulièrement le tas de fumier.
- Un thermomètre de couche pour observer l’évolution de la température au cœur du compost. Des thermomètres spécialisés vous indiquent la température au centre de votre tas de compost, traduisant ainsi l’activité qui y règne. Si la température est trop élevée, n’hésitez pas à aérer votre compost. A l’inverse si elle est trop basse, rajoutez de la matière organique fraîche (épluchures de légumes, herbe tondue…) et de l’activateur de compost afin de rebooster l’activité des bactéries.
- Une bâche à œilletons pour protéger le tas des intempéries (en cas de fortes pluies, grands froids, ).
- Un tamis pour obtenir un compost homogène.
L'utilisation du compost dans mon jardin
Pour le potager
L'utilisation du compost sur le potager ne doit pas être raisonnée
comme l'application d'un fertilisant qui doit être apporté à de justes
doses. Le compost est une matière organique végétale de grande qualité.
Son épandage doit être envisagé comme un facteur général
d'amélioration de la structure et de la fertilité du sol. La quantité
épandue ne doit donc pas être calculée au kilo près !
Voici un tableau qui peut vous aider à estimer la quantité de compost à étaler sur votre jardin :
|
Quantité de compost au potager à l'Are |
||||
|---|---|---|---|---|
| Type de sol / de plante | Exemple de plante | Quantité (KG) | Quantité (M3) | Épaisseur (Cm) |
| Sol pauvre ou Plantes exigeantes |
Pomme de terre, choux, tomate, potiron, concombre,... | 1.000 - 1.250 | 2 - 2,5 | 1,5 - 2 |
| Plantes moyennement exigeantes | Laitue, épinard, oignon, carotte,,... | 750 | 1,5 | 1,2 |
| Sol pauvre ou Plantes peu exigeantes |
Haricot, petits pois, radis, fraisier,... | 250 - 500 | 0,5 - 1 | 0,5 - 1 |
| Sol riche et Plantes exigeantes |
Pomme de terre, choux, tomate, potiron, concombre,... | 250 | 0,5 | 0,45 |
| Sol riche et Plantes moyennement exigeantes |
Laitue, épinard, oignon, carotte,... | 500 | 1 | 1 |
|
Remarquons que la densité du compost peut varier de 500 à 800 Kg/M3. |
||||
Le compost est étalé sur le sol et est incorporé par griffage/binage
dans les 5-10 premiers centimètres du sol. Il peut être appliqué mi-mûr
en début d'hiver, il continuera alors lentement sa maturation, ou mûr au
début de printemps. Par son apport, la "vie du sol" va être réactivée et entretenue, il ne sera même plus nécessaire de bêcher le potager...
Le compost peut aussi être réparti en paillis de +/- 2 cm d'épaisseur
au pied des légumes à fruit (tomates, concombres, potirons,
fraisiers,...).
Voici 2 "recettes" de terreaux qui peuvent vous être utiles au jardin :
|
Recettes de terreau
|
||
|---|---|---|
| Produit | Semis (Litres ou Gr) | Rempotage (Litres ou Gr) |
| Terre | 3 L | 4 L |
| Compost | 3 L | 4 L |
| Sable | 3 L | 2 L |
| Chaux dolomique | 30 Gr | 30 Gr |
| Os moulus | 25 Gr | 35 Gr |
| Farine de plume ou de sang | - | 45 Gr |
Pour le jardin d'agrément
Le compost sera ici aussi incorporé dans les premiers centimètres du sol.
|
Quantité de compost au jardin d'agrément à l'Are
|
||||
|---|---|---|---|---|
| Type de sol / de plante | Quantité (KG) | Quantité (M3) | Épaisseur (Cm) | |
| Sol pauvre ou Plantes exigeantes |
800 - 1.000 | 1,6 - 2 | 1,5 - 2 | |
| Plantes moyennement exigeantes | 600 - 800 | 1,2 - 1,6 | 1 - 1,5 | |
| Sol pauvre ou Plantes peu exigeantes |
400 - 600 | 0,8 - 1,2 | 0,5 - 1 | |
|
Remarquons que la densité du compost peut varier de 500 à 800 Kg/M3. |
||||
Autres utilisations du compost :
|
Pour semer une pelouse ou des plantes d'ornement : utiliser du compost jusque 8 - 10 Kg /m2 et mélanger jusqu'à 10-15 cm de profondeur. Pour planter arbres ou arbustes : mélanger 20% de compost avec la terre dans le trou de plantation. Pour protéger le sol, en couche de paillis : répartir une couche de 3-5 cm en surface sans mélanger. Le compost peut aussi être réparti en couverture de +/- 2 cm d'épaisseur au pied des plantations (attention de ne pas en mettre sur les collets des jeunes arbres). |
Pour les jardinières
Le compost est mélangé dans les proportions suivantes :
- Pour de nouvelles jardinières, mélanger 40% avec de la terre ordinaire.
- Pour remplir d'anciennes jardinières: mélanger 20 à 30% de compost avec l'ancien terreau.
Valoriser un vieux terrain en friche
Vous avez un vieux terrain en friche, un jardin inexploité depuis des
années, une prairie,... que vous désirez récupérer afin d'y faire un
potager ou un parterre (ou encore une belle pelouse).
Le compost va vous aider :
Le compost va vous aider :
- Fauchez à ras ou tondez le terrain (de préférence à l'automne);
- Si le sol est trop sec, mouillez-le ;
- Couvrez la surface à traiter de cartons blancs ou bruns non colorés et mouillez-les si nécessaire;
- Recouvrez-le tout de 5-10 cm de compost mûr.
L'année suivante, le carton aura été décomposé et la plupart des
"mauvaises herbes" auront disparu (le carton et la couche de compost les
auront empêché de pousser). Vous pouvez utiliser facilement ce terrain
ainsi récupéré...
Entretenez cette surface en ajoutant 2-3 cm de compost par an (ou plus selon l'usage).
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