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21/11/2013

Connaître le sol de mon jardin

La composition physique du sol

La terre franche contient 65% de sable, 20% d'argile, 10% de calcaire et 5% d'humus. C'est en quelque sorte la terre idéale.

**les sols argileux

Ils sont fertiles, retiennent bien l'eau et sont par conséquent non lessivés par les pluies. Toutefois, ils sont difficiles à travailler et deviennent durs en séchant. Il faut éviter de les piétiner et ils sont longs à se réchauffer au printemps.
> Pour préparer la terre aux plantations : Bêchez le grossièrement en automne, et incorporez des matières organiques et du sable pour le drainer.

**les sols sableux

Ils sont faciles à travailler et se réchauffent vite au printemps. Toutefois, ils sont perméables à l'eau. Il sont donc pauvres en éléments nutritifs, et en été ils se dessèchent vite.
> Pour préparer la terre aux plantations : Apportez massivement du compost, et limitez le drainage en plantant un engrais vert en automne.

o les sols limoneux

Ils sont riches, se réchauffent vite au printemps et sont faciles à travailler. Ils sont également perméables.
> Pour préparer la terre aux plantations : Apportez du compost pour compléter les matières organiques déjà présentes.

La réaction chimique du sol

La terre réagit sur le plan chimique de manière neutre, alcaline ou acide. Sur l'échelle de mesure du pH, la neutralité parfaite est de 7. Certaines plantes préfèrent les sols acides (les plantes de terre de bruyère), d'autres les sols basiques. Mais la plupart des végétaux se contentent d'un sol neutre.
Les terres humifères sont acides et les sols calcaires sont alcalins. Les terres franches ou argileuses peuvent être neutres, légèrement acides ou alcalines suivant la proportion de chaux qu'elles contiennent.
La présence des vers de terre dans votre sol est garant de sa qualité !

Comment reconnaitre la texture de votre sol?

Après avoir prélevé profondément un échantillon de terre, examinez la terre extraite. Si elle est de couleur foncée avec des restes de débris végétaux, on a un sol riche en humus. Si elle est de couleur blanchâtre, le sol est plutôt riche en calcaire.
Puis malaxez une poignée de terre modérément humide et laissez-la tomber sur un sol dur. Si la motte tombe intacte et reste agglomérée, le sol est riche en argile. Si elle ne s'agglomère pas et s'effrite facilement, le sol est riche en sable. Si la motte s'agglomère mais se brise en tombant par terre, le sol est plus ou moins proche de la terre franche de composition idéale.
Sachez aussi reconnaître votre sol en examinant la flore spontanée existante sur le terrain. Certaines espèces sont caractéristiques d'un type de sol. Pour plus de précisions sur un sol, des laboratoires font une analyse scientifique complète de votre terre.

Tester la qualité de son sol au jardin

Bien sûr vous trouverez, dans le commerce, des tests permettant de déterminer le pH c'est-à-dire le degré d'acidité du sol. A défaut vous pourrez aussi faire analyser votre terre par un laboratoire spécialisé. Mais il existe aussi nombre de techniques simples pour se faire une idée de la composition et des propriétés de la terre de son jardin.
Ainsi, pour la mesure du pH, il est assez facile de se rendre compte de la présence de calcaire dans le sol, sachant que celui-ci réagit à la présence de vinaigre (rappelez-vous que, dans la cuisine, le vinaigre supprime les traces de calcaire sur les verres et autres contenants). Dans un verre donc, disposez quelques cuillérées de terre puis versez du vinaigre.
Plus les bouillonnements sont importants et plus votre sol est calcaire. S'il n'y a pas de réaction, la terre est acide et donc idéale pour les plantes dites "de terre de bruyère" comme les rhododendrons et les azalées.
Amendez votre sol en matières organiques pour améliorer sa qualité
Autre technique, cette fois-ci pour apprécier la texture du sol. Lorsque celui-ci est humide, prenez-en une poignée puis pétrissez-la entre vos mains. Si le résultat fuit entre vos doigts, votre terrain est sablonneux et un apport de matière organique sera des plus profitables.
Si vous arrivez à faire une boule, constituez un boudin de terre. Si ce dernier mesure 3 cm avant de se briser en morceau, votre terre est un peu argileuse ce qui n'est pas une mauvaise chose (il retient alors bien la fraîcheur et les éléments minéraux). Toutefois point trop n'en faut ! En revanche, si votre boudin atteint 6 cm avant de se briser c'est que le sol est très argileux et collant. Il vous faudra alors chercher des plantes qui sont adaptées ou bien améliorer votre terrain par un apport de sable grossier ou de gravillons, toujours couplé à un amendement de matière organique (fumier décomposé ou déshydraté).
Philippe Ferret

26/12/2012

Comment Améliorer le sol du jardin


En secteur sableux ou limoneux : apporter de l’argile bentonique

Un sol trop léger est facile à reconnaître : les outils crissent à son contact. Sableux, il se réchauffe vite au printemps. Il est facile à travailler. Malheureusement il ne semble retenir ni l’eau ni les éléments minéraux. Il se dessèche vite et est assez pauvre.
En hiver, les fumures sont vite absorbées par ce type de terrain. En revanche, le semis d’engrais vert est bénéfique.
Lors de l’enfouissement, en fin d’hiver, apportez de l’argile bentonite (entre 40 et 80 kg/100 m2) et un amendement organique, par exemple du compost, à raison de 30 à 40 kg/100 m2. Pour améliorer la structure aux sols sableux, il faut les travailler le moins possible.

Terrain acide : Apportez du calcaire

Les terrains acides sont pauvres : les vers de terre y sont très rares et l’activité des micro-organismes fortement ralentie. En conclusion, la production d’humus est assez faible. Dans de telles conditions, les plantes sont également plus sensibles aux attaques de maladies.
On peut connaître avec précision le pH d’un sol en le faisant analyser en laboratoire. On peut aussi utiliser un pH-mètre.
Pour améliorer la terre, abandonnez sans regret le chaulage : les micro-organismes du sol, stimulés trop brutalement par l’apport de chaux, finissent par détruire l’humus d’une terre déjà appauvrie. Préférez, en hiver, au moment du bêchage, des apports de calcaire broyé (de 3 à 20 kg/100 m2) ou, à partir du mois de février, dedolomie (6 kg/100 m2).

En terre argileuse : Ajouter plutôt du basalte que du sable

Les grosses mottes collent aux bottes et le terrain se craquelle en période de sécheresse ? Pas de doute, votre sol est argileux. Le terrain est plus particulièrement limoneux lorsque le boudin que vous formez avec une poignée de terre humide vous salit les mains. Ce sol, souvent assez riche, retient l’eau… De ce fait, il est lent à se réchauffer au printemps et difficile à travailler.
La majorité des sols en France a une dominante argileuse. Pour rendre la terre un peu moins lourde, couvrez, dès la fin de la saison estivale, le sol nu avec un paillis, un engrais vert ou encore une couche de fumure. Le fumier de mouton est sans aucun doute le plus adapté. La terre restera ainsi couverte durant la période froide.
En fin d’hiver, enfouissez la matière organique restante à laquelle vous incorporerez un amendement allégeant. Plutôt que d’ajouter du sable de rivière (qui donne parfois au sol une consistance semblable à celle du béton) ou de la tourbe, choisissez plutôt du basalte (20 kg/100 m2) ou une autre poudre de roche.

Sol calcaire : semez des engrais verts

Les sols calcaires sont souvent très riches et fertiles. Mais le taux élevé de carbonate de chaux, un autre terme pour parler de calcaire, bloque l’assimilation de certains minéraux par les plantes. Notamment le fer qui, en limitant la photosynthèse, provoque alors un jaunissement du feuillage, la chlorose, pouvant aller jusqu’au dépérissement du végétal.
S’il est possible de faire descendre le pH du sol par des apports de soufre (500 g/100 m2) sur de petites surfaces, cela s’avère nettement plus compliqué pour les grands jardins. Le seul remède demeure l’apport très régulier de fumure : du fumier composté (30 kg/100 m2), de la vinasse de betterave (3 kg/100 m2)…
Autre point important des terrains calcaires : un apport d’humus s’avère indispensable. Rien de plus simple ! Unsemis d’engrais vert (vesce, pois fourrager, féverole…) en début d’automne fait parfaitement l’affaire. Les plantes seront enfouies au printemps.

09/12/2012

Entretenir un jardin établi sur un sol argileux

Cultiver sur un terrain argileux est assez difficile, et certaines plantes ne peuvent pousser convenablement sur ce type de sol. Afin de pouvoir planter plusieurs variétés de fleurs, il est nécessaire de modifier la composition et la texture du sol. Néanmoins, plusieurs centaines d’espèces de végétaux parviennent à se développer sur ce type de terrain. Les terres argileuses préalablement aménagés peuvent convenir à la majorité des plantes.

Travailler un terrain argileux non aménagé peut être assez fastidieux. Un sol comportant une importante quantité d’argile, doit être modifié au niveau de sa texture afin qu’il puisse convenir à la majorité des plantes.

Reconnaître un sol argileux

Une terre argileuse est reconnaissable à sa teinte généralement rougeâtre. La terre argileuse est composée de très fines particules qui enflent au contact de l’eau, et produisant un mélange mou, très collant et particulièrement imperméable. En période sèche, le sol se durcit et se fissure, rendant le travail difficile. Pour jardiner sur un sol argileux, il est possible de travailler le terrain sans effectuer aucun apport, et choisir des variétés de plantes pouvant survivre en ces milieux. Afin de pouvoir planter certaines variétés de fleurs, il est indispensable d’améliorer le sol.

Améliorer la texture d’un terrain argileux

Certaines plantes peuvent s’adapter aux variations de texture des sols de type argileux, en retrouvant dans ces terrains tous les oligo-éléments indispensables à leur croissance normale. Il est préférable de diversifier les cultures à pratiquer, en modifiant la texture du sol argileux. Etant de nature lourde, le sol argileux doit être allégé en ajoutant de la tourbe et du sable de maçonnerie qui favoriseront le drainage du sol. Il est recommandé de disperser du paillis à la surface du terrain, afin de retenir l’eau en été. La couche superficielle à étendre sur le sol est constituée de copeaux de bois, de terreau, de paille broyée, de gravillons ou d’écorce de pin. Au fil des mois, ces éléments se transformeront en humus, des éléments organiques utiles au développement des plantes.

Les différents aménagements du jardin

Réaliser des planches, des parterres de fleurs ou créer des jardins potagers, etc. différents agencements sont possibles pour avoir un jardin harmonieux. Utilisée dans les potagers, une planche est en général destinée à une seule culture. Les planches permettent ainsi de cultiver séparément sur une même surface différentes espèces potagères. Pour les réaliser, divisez le terrain en petits rectangles aux dimensions appropriées et avec lesquelles on pourrait travailler sur la longueur sans se déplacer à l’autre côté. Les orienter est-ouest permet un ensoleillement bien proportionné des cultures. Séparez-les par une allée de 30 à 40 cm pour servir de passage aussi bien pour les brouettes que pour les tuyaux d’arrosage. Délimitez-les par des cordeaux et avec un râteau, relevez la terre constituant la planche pour avoir un niveau plus élevé par rapport aux allées. Les ados et les côtières sont idéales pour réaliser des cultures survenant plutôt que d’ordinaire. Ils sont dressés de manière à être inclinés vers le sud pour protéger les cultures des vents froids et pour permettre un ensoleillement plus favorable. Pour leur réalisation, choisissez un mur ou un talus pour les accueillir et créer des planches qui s’y adossent et qui se penchent vers le sud.

La préparation du sol pour le jardinage

Les plantes poussent très bien sur un sol bien travaillé qui permet aux racines de passer à travers facilement afin qu'elles absorbent les substances organiques nécessaires à leur pousse. La qualité d'un sol dépend de sa teneur en ph qui doit être compris entre 6 et 7, du rapport carbone/azote (C/N) qui doit être compris entre 13 et 20, et évidemment de son approvisionnement en eau. Une fois les caractéristiques du sol connus, on peut déterminer la préparation, le genre et le mode de culture qui y est adaptée. La préparation du sol nécessite des outils élémentaires qui ne sont pas difficiles à trouver. Une bêche, une griffe, une pioche, un râteau associés aux conseils qu'on vous donnera après et vous voilà prêt pour préparer votre sol pour le jardinage. Cette préparation commence par le labour ou le bêchage, pendant lequel on procède à l'enlèvement des éléments indésirables et à l'intégration des engrais pour fertiliser le sol. Viennent après le griffage et le ratissage.

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La préparation du sol pour le jardinage : un facteur de réussite pour votre plantation

Les plantes poussent très bien sur un sol bien travaillé qui permet aux racines de passer à travers facilement afin qu'elles absorbent les substances organiques nécessaires à leur pousse. La qualité d'un sol dépend de sa teneur en ph qui doit être compris entre 6 et 7, du rapport carbone/azote (C/N) qui doit être compris entre 13 et 20, et évidemment de son approvisionnement en eau. Une fois les caractéristiques du sol connus, on peut déterminer la préparation, le genre et le mode de culture qui y est adaptée. La préparation du sol nécessite des outils élémentaires qui ne sont pas difficiles à trouver. Une bêche, une griffe, une pioche, un râteau associés aux conseils qu'on vous donnera après et vous voilà prêt pour préparer votre sol pour le jardinage. Cette préparation commence par le labour ou le bêchage, pendant lequel on procède à l'enlèvement des éléments indésirables et à l'intégration des engrais pour fertiliser le sol. Viennent après le griffage et le ratissage.
Pour que le sol soit fin prêt au printemps pour semer, repiquer et planter, sa préparation doit être faite avant l’hiver et avant les gelées. Quand le sol est déjà préparé à l’arrivée des gelées, il sera plus fin et son ameublissement sera parfait quand vient la saison du jardinage. Par ailleurs, les parasites vivant dans la terre auront disparus. Un traitement de moins en perspective. A la fin d’une saison, il est recommandé de préparer le sol pour la prochaine, le résultat n’en sera que plus satisfaisant. Si vous n’avez pas pu faire la préparation pendant ces périodes, réalisez-la au moins 15 jours avant la plantation.

Comment préparer le sol ?

Préparez votre sol pour le jardinageAfin de préparer le sol recevoir une culture il est nécessaire de faire le labourer et de le bêcher. Pour ce faire, retournez la terre et enfouissez ce qu’elle porte en surface avec une bêche. Cassez la croûte superficielle pour que l’air et l’eau y pénètrent facilement. Pour une surface plus importante, une moto bêcheuse facilitera le travail. Pendant cette opération, enlevez les cailloux, les racines, les souches ou et les autres éléments pouvant nuire à la culture. L’opération de fertilisation est aussi très efficace quand elle est faite pendant le labour ou le bêchage. Il suffit d’enfouir les amendements organiques et les engrais dans la terre pendant qu’on la retourne pour qu’ils se mélangent bien avec le sol et le nourrissent. Il faut bien choisir ces derniers pour favoriser la croissance des plantes. Les trois éléments essentiels suivants doivent être contenus dans les engrais pour qu’ils soient complets :
  • azote, indiqué par la lettre « N »
  • l’acide phosphorique « P »
  • le potassium « K »
Ils sont plus efficaces associés à un engrais minéral.
Il est également nécessaire de griffer le sol et de le ratisser. Le griffage consiste à l’ameublissement du sol qui tend à se tasser et permet la casse des mottes et le renforcement de l’ameublissement sur une vingtaine de centimètres en profondeur. Il est conseillé de le réaliser en largeur et en longueur de la surface. Quant au ratissage, il consite à nettoyer et unir avec un râteau la surface du sol labouré. Le ratissage débarrasse la terre des mottes, des cailloux et autres éléments indésirables. Le râteau doit être pourvu de dents parallèles à la surface pour éviter de trouer le sol.
Pour les terrains qui n’ont pas été travaillés depuis plusieurs années, la préparation commence par le défrichement qui consiste à couper les hautes herbes et les ronces qui seront stockées dans un bac à compost. Il faut également trancher ou scier les arbustes inutiles. Après cela, il faut enlever les débris et les grosses pierres qui s’y sont accumulés. Ces dernières pourront être utilisées comme bordure ou pour former un petit mur décoratif ou un massif de rocailles. Puis, le défoncement ou le labour profond consiste à retourner la terre en profondeur, à environ 60 cm, pour favoriser l’écoulement des eaux et le développement des racines. Vous pouvez maintenant procéder à la préparation classique mentionnée plus haut. Après ces opérations, votre sol est prêt pour recevoir les semences et les transplantations au printemps.

Préparer le sol de son jardin : labourer, défoncer

Pour se développer facilement, les racines des plantes doivent trouver un milieu aéré, suffisamment meuble pour ne pas avoir à lutter contre le caractère compact du sol, comme le font les plantes sauvages.
L'ameublissement de la terre est une nécessité pour la croissance normale des plantes cultivées. Après une culture, au potager ou au jardin d'agrément, le sol a besoin de retrouver une vitalité nouvelle pour permettre la production au printemps suivant. C'est la fonction du labourage qui intervient sur une profondeur de 20 à 30 cm au maximum (longueur du fer de bêche). On laboure tous les ans, de préférence en automne. Le défoncement est un ameublissement du sol en profondeur (sur 50 cm) ; il est pratiqué sur les terrains qui n'ont pas été cultivés depuis longtemps afin d'aérer et de permettre aux plantes de développer profondément leurs racines (qu'elles soient annuelles ou vivaces).
Attention cependant aux excès. La couche de terre fertile est parfois assez mince. Le défoncement effectué trop souvent, ou sur un terrain habituellement cultivé, peut avoir pour effet un appauvrissement de la terre (et un échec des cultures pendant plusieurs années). La couche superficielle du sol dans laquelle existe une activité de micro-organismes aérobie (se développant à l'air) ne dépasse pas 12 à 15 cm. L'enfouissement de cette couche à une grande profondeur entraîne la disparition de ces micro-organismes nécessaires à la croissance des plantes.
Il convient donc d'intervenir avec prudence : le labour à un seul fer de bêche de profondeur est la règle, le défoncement à deux fers, l'exception. Si le jardinier préfère produire des légumes sans apports d'engrais, il a intérêt à effectuer un labour qui n'excède pas 20 cm. Le jardinage biologique a même pour règle de ne labourer qu'à la houe traditionnelle ou au croc à deux dents pour n'ameublir que la couche superficielle.

Les bienfaits du labour

Une terre tassée et compacte manque à la fois d'air et d'eau. Le "labour naturel" produit par l'activité des vers de terre dans la couche superficielle est très important, mais insuffisant pour les cultures. L'ameublissement de la terre en automne prépare le sol à recevoir les pluies d'hiver qui ne ruissellent pas, mais qui pénètrent pour constituer des réserves d'eau.
Une terre labourée à grosses mottes en octobre s'imprègne d'eau et s'effrite sous l'effet du gel. Aucun outil ne peut effectuer un tel affinement en profondeur. Cela facilite l'ameublissement printanier avant les semis et permet un réchauffement beaucoup plus rapide du sol (l'air se réchauffe beaucoup plus vite que le sol ; une pénétration d'air dans la couche superficielle est donc très bénéfique et accélère la germination). L'aération du sol créée par le labour permet d'augmenter considérablement l'activité des micro-organismes de surface, ce qui rend le sol beaucoup plus fertile. Labouré en automne, un terrain a le temps de se restructurer, d'acquérir un équilibre. C'est donc à cette époque qu'il faut apporter les amendements et les fumures, afin qu'ils soient "digérés" par la terre, qu'ils aient le temps de s'intégrer. Lorsque les fumures sont incorporées trop tardivement (printemps), le sol de culture manque d'homogénéité ; les racines des plantes s'enfoncent mal ou sont brûlées par un fumier encore frais que la terre n'a pas encore assimilé.

Les outils pour ameublir

On laboure traditionnellement à la bêche ou à la fourche-bêche. Ce travail est assez pénible, surtout pour les grandes surfaces, c'est pourquoi la mécanisation est de plus en plus utilisée (motoculteur simplement ou motobineuse).

La bêche

Le fer a généralement une trentaine de centimètres ; le manche est arrondi (à pomme) ou terminé en T (à béquille). En terre caillouteuse, on utilise un fer à épaule coudée qui permet une meilleure poussée du pied. Les bêches fortes, en acier forgé très dur sont conçues pour les terres lourdes : le louchet, mot désignant aussi parfois une bêche sans repose-pied à fer plus lourd et plus étroit.

La fourche-bêche

C'est l'outil de labour pour tous les terrains difficiles (lourds ou caillouteux). Les quatre dents sont carrées ou pointues. Cet outil pénètre mieux que la bêche. Il permet de travailler sous les arbres et arbustes, malgré les racines.

La bêche automatique

Cet outil ingénieux est réglable selon la taille de l'utilisateur. Le fer est monté sur un manchon rotatif actionné par une pédale. Il suffit d'enfoncer le fer dans le sol, et d'agir sur la pédale, qui accomplit automatiquement le soulèvement et le retournement de la motte. La bêche — et la fourche — automatiques sont particulièrement appréciées des personnes âgées.

La houe et le croc

Ces outils ne sont pas, à proprement parler, conçus pour labourer (mais pour ameublir superficiellement). On peut cependant les utiliser à la place de la bêche lorsque la couche de terre arable est faible, ou que le sol est rebelle à la pénétration de la fourche-bêche. Le maniement de la houe sur une grande surface est cependant assez pénible.

Le motoculteur

Le labourage mécanique se fait par traction d'un brabant (soc). Les machines équipées de fraises (motobineuses, moto-bêches) sont plutôt destinées à ameublir et à effriter en surface. Les motoculteurs permettent de travailler rapidement et avec une grande efficacité. Pour les labours ordinaires, on utilise généralement un brabant quart-de-tour, avec soc-couteau. Cet outil laboure à une profondeur de 15 à 20 cm, en ouvrant un sillon (la terre est retournée). Les engins les plus puissants sont des petits tracteurs ; les motoculteurs classiques sont tenus par des manchons à hauteur réglable. La machine est assez lourde, mais son rapport poids-puissance est très bien équilibré, ce qui permet à tous de la manœuvrer sans grosse difficulté. La plupart des modèles proposés aujourd'hui comportent un système de "déclabotage" des roues commandé au guidon, ce qui facilite considérablement les manœuvres de demi-tour.
Les petits motoculteurs utilisés dans les jardins de faible surface peuvent tracter des charrues simples, moins chères à l'achat, qui obligent à revenir au point de départ du sillon précédent. Certaines motobêches peuvent être équipées de roues pour tracter cet outil assez léger.
Les brabants quart-de-retour et demi-tour pivotent pour limiter les manœuvres. Le brabant demi-tour est plus équilibré et plus simple à utiliser. Les motobineuses sont parfois considérées — à tort — comme des engins de labour. Les fraises rotatives dont elles sont équipées remuent la terre et l'effritent, mais ne la retournent pas comme le soc d'une charrue. Les fraises "rotor-labour" fournissent cependant un travail intermédiaire entre le fraisage et le labour qui peut être satisfaisant pour bien des jardiniers. Ces fraises rotor-labour sont très adaptées au travail près d'arbustes ou d'arbres, lorsque les racines gênent le passage de la charrue ; on peut en particulier les utiliser entre les rangées de vigne. Les motoculteurs peuvent recevoir des fraises à la place des roues (ou tracter des fraises arrière avec un système de transmission). Les motoculteurs perfectionnés sont plus faciles à manœuvrer. Le déclabotage des roues est très important, mais il faut aussi tenir compte du nombre de vitesses avant et arrière. Lors du labourage, il est nécessaire de changer souvent de vitesse en fonction de la nature du sol, de la pente et des obstacles. Un engin à deux vitesses avant et une arrière est beaucoup moins souple qu'une machine à six vitesses avant et deux arrière. La facilité des commandes est également un atout (manette de déclabotage et commande vitesse rapide - vitesse lente au guidon).
Lorsque le terrain est humide ou glaiseux, on équipe généralement le motoculteur d'une charrue "japonaise". Cet outil laboure moins profond que les brabants, mais il favorise le drainage du terrain (il permet aussi l'arrachage des pommes de terre).

La charrue de défoncement

Pour ameublir en profondeur mécaniquement, il faut utiliser une charrue défonceuse qui laboure jusqu'à 60 ou 70 cm. Seuls les motoculteurs puissants peuvent tracter cet outil. Lorsque l'on veut défoncer un terrain à la charrue, le plus simple est généralement de faire venir un véritable tracteur. Cela est encore plus vrai pour le "fouillage", c'est-à-dire l'ameublissement en profondeur sans retournement des mottes (ce qui ne risque pas de ramener en surface les couches non fertiles du sous-sol). Le fouillage est effectué avec une sous-soleuse.
La charrue de défoncement peut être réglée à la hauteur voulue, correspondant à la profondeur du la profondeur du labour.

Les charrues et les houes à bras

Ces petites machines agricoles ne sont pratiquement plus utilisées. Il n'est d'ailleurs pas facile d'en trouver un modèle en état de marche. Munies de deux mancherons, d'une roue à l'avant et d'un petit soc, elles permettent de labourer en terre meuble sur 10 ou 15 cm et d'effectuer beaucoup d'autres travaux (griffage, binage, ouverture de rigole). Ces outils silencieux, non polluants, donnent au jardinage un petit côté sportif (bien que le maniement d'une charrue à bras ne soit guère plus éprouvant que celui d'une bêche).
Conseils :
  • Pour labourer, enfoncez le fer de la bêche en appuyant avec le pied. Ne prenez pas trop de terre à la fois, vous auriez du mal à la soulever. Au pied des arbres et arbustes, utilisez une fourche-bêche pour ne pas couper ou blesser les racines.
  • Travailler au motoculteur est bien sûr beaucoup plus rapide et moins fatigant que de labourer avec une bêche. Il faut cependant que le terrain soit dégagé de toute autre plantation (arbres et arbustes en particulier).
  • Effectuez les labours d'automne avant les grosses pluies qui rendraient le sol lourd, plus difficile à travailler.

La pratique du labour

Selon l'époque de l'année et la nature du terrain, on laboure différemment.

Le labour d'automne

On commence à labourer dès la fin de l'été au potager, lorsque les planches sont libérées des cultures. Un labour précoce (septembre-octobre) a l'avantage d'empêcher de monter à graines beaucoup de mauvaises herbes qui ne peuvent ainsi se reproduire. Octobre est le mois traditionnel des labours d'automne. On peut les prolonger jusqu'en novembre. Il vaut mieux commencer assez tôt pour ne pas se laisser surprendre par le mauvais temps. Un sol humide est très difficile à remuer, surtout en terrain glaiseux. L'idéal est d'effectuer les labours par temps clair, quand la terre est "ressuyée" mais encore légèrement humide. Pendant les gelées, il devient difficile de travailler, la terre étant trop dure, ou trop humide lorsqu'elle dégèle.
En automne, on laboure "à grosses mottes". Cela signifie que l'on retourne les mottes à plein fer de bêche. En général, on divise le terrain en deux dans le sens de la longueur. On ouvre une jauge sur la première moitié (en largeur) ; la terre est placée en tas devant la seconde moitié (pour reboucher la dernière jauge). Labourez en ouvrant jauge après jauge (en reculant). Il faut s'efforcer d'ouvrir des jauges droites (on peut s'aider d'un cordeau). Le labourage à la bêche est assez éprouvant physiquement parce qu'il faut soulever la motte et la retourner. En effectuant ce mouvement, efforcez-vous de tenir la colonne vertébrale droite (c'est au niveau du bassin que le corps doit se plier).
Lorsque le labour est peu profond, il vaut mieux éviter d'enfouir les végétaux à l'état vert ; s'il y a beaucoup de mauvaises herbes, il faut faucher et effectuer un léger binage. Si le labour est profond et que l'herbe est peu dense, on peut l'enfouir.
Passez ensuite à la deuxième moitié de la parcelle en vous servant de la terre de la première jauge pour reboucher la dernière jauge de la première moitié. Continuez jusqu'au bout de la parcelle en alignant les sillons sur la première moitié.
Si vous apportez du fumier, faites plusieurs petits tas sur la parcelle, ou placez-le dans la brouette que vous déplacerez au fur et à mesure. Le fumier doit être déposé sur la pente de la jauge afin de se décomposer plus rapidement et de s'intégrer à la terre. Jeté en tas au fond de la jauge, il forme des matelas qui sont encore mal décomposés au printemps suivant. Le labour est l'occasion d'éliminer les racines adventices qui ont eu le temps de se développer. S'il y a beaucoup de racines de chiendent ou de liseron, travaillez plutôt à la fourche-bêche et efforcez-vous de les éliminer au maximum. Ce travail d'extirpation des racines ralentit beaucoup le labour. Il faut pourtant l'effectuer pour éviter le redémarrage rapide des mauvaises herbes à racines traçantes aux premiers beaux jours. Il n'est pas suffisant pour s'en débarrasser totalement car il reste toujours des portions de racines qui développent de nouvelles plantes (qu'il faudra éliminer par binage). Lors de ce labour d'automne, les mottes ne sont pas vraiment cassées. On les fend seulement d'un coup du fer de bêche. C'est l'eau et le gel qui se chargeront d'effriter la terre. Après les labours, il faut éviter de marcher sur la parcelle pour ne pas tasser la terre. Si l'on a labouré tôt, on effectue quelques griffages pour briser la croûte et empêcher la croissance des mauvaises herbes. Ce griffage (hersage sur grande surface), permet une meilleure pénétration des eaux de pluie. Si vous manquez de pratique, faites preuve de mesure pour éviter les courbatures : travaillez par petites portions ; ne soulevez pas de mottes trop grosses qui vous épuisent inutilement (et qui se cassent mal) ; faites des pauses fréquentes pour couper l'effort.
Au moment des labours, débarrassez la terre des racines, des mauvaises herbes et de la mousse qui s'y trouvent. Si vous défrichez une partie du terrain, brûlez le bois mort. Vous pourrez incorporer la cendre au sol, c'est un bon amendement.

Le labour en terrain humide

Lorsque la terre est lourde et présente une tendance à l'humidité stagnante, on pratique le labour en sillons. Cette technique a pour but l'ouverture de rigoles d'écoulement des eaux de pluie.
On commence à ouvrir une jauge large (50 à 60 cm) sur une longueur du terrain (la terre est déposée dans une brouette ou mise en tas). On ouvre ensuite une seconde jauge parallèle de même largeur et on place la terre en tas au milieu de la première jauge. On forme ainsi des petits talus parallèles qui favorisent l'écoulement des eaux et qui tendent à augmenter l'épaisseur de la couche fertile. Les mottes ne doivent pas être cassées, mais laissées telles quelles (effritée, la terre est plus facilement emportée par le ruissellement).

Le labour printanier

Il s'agit plus d'un ameublissement de surface que d'un labour à proprement parler. En effet, la terre doit être simplement aérée mais en aucun cas retournée. Elle n'aurait pas le temps de se restructurer ni de "digérer" les matières végétales enfouies. Cet ameublissement peut être effectué à l'aide de la bêche ou de la fourche-bêche. On enfonce le fer de l'outil dans le sol et on soulève la motte, mais on la laisse retomber à sa place. Cette opération est l'occasion d'effectuer des apports d'engrais assimilable rapidement (coup-de-fouet).

Le labour à la houe et au croc

On utilise ces outils pour les labours d'automne lorsque la couche de terre fertile est peu épaisse (ou en jardin biologique). Le labour effectué est surtout un ameublissement puisque la terre n'est pas retournée. Les mauvaises herbes sont cependant détruites. Le croc à deux ou trois dents est un bon outil pour extirper les racines ou pour dépierrer. Ce labour superficiel, très adapté en terrain pauvre ou sous les arbres fruitiers (au croc), doit être recommencé, selon la même technique, au printemps.
Débarrassez la terre des herbes adventices qui pourraient, sinon, se développer par la suite au détriment des cultures. Dans de nombreux cas (liseron, par exemple), évitez d'en laisser des portions en terre: elles bouturent facilement.

Le labour au motoculteur

La principale difficulté consiste à aller droit et à tracer des sillons bien parallèles. Pour ouvrir le premier sillon, on peut s'aligner sur un cordeau ou sur un traçage au sol, au plâtre. Allez doucement pour que le sillon soit régulier. Si le soc butte sur une pierre ou une grosse racine, l'appareil débraye automatiquement. Il faut relever le soc pour passer l'obstacle. Ne travaillez pas au maximum de profondeur possible si l'appareil est puissant. Un soc ouvrant un sillon à 15 cm suffit. Une fois le premier sillon ouvert, alignez-vous dessus pour creuser les suivants.

Le labour à la motohoue (rotor-labour)

Les fraises de labour montées sur motohoue ont tendance à aller trop profondément. A trop grande vitesse, la terre est brisée en fine poussière, ce qui entraîne par la suite un tassement excessif ; en outre, les fraises ont tendance à tasser le sol en fond de labour, ce qui risque de créer une croûte à quinze centimètres de profondeur, croûte qui s'oppose à la pénétration de l'eau (et ultérieurement des racines). Il convient donc d'adopter une allure modérée de rotation des fraises.
Lorsque le terrain renferme de nombreuses racines, celles-ci s'enroulent sur les fraises et empêchent la pénétration. Il faut donc dégager fréquemment les couteaux.
Le travail à la motohoue, comme le labour au motoculteur, ne dispensent pas du ramassage des pierres et des racines (on peut l'effectuer mécaniquement en tractant une herse).
Vu la quantité de terre remuée, une charrue défonceuse doit obligatoirement être tractée par un motoculteur et même un tracteur.

La pratique du défoncement

Ce travail est exceptionnel. Il concerne les terrains en friche depuis longtemps et les parcelles destinées à être plantées en arbres.

Le défoncement à double jauge

Effectué à la bêche, le labour à double jauge est un travail pénible. Il consiste à labourer à une profondeur égale à deux fers de bêche. La tranchée de labour a la forme d'une marche d'escalier. Pour ne pas mélanger les couches de sous-sol avec la terre fertile, les mottes de la deuxième jauge sont retournées sur le fond. Les mottes de la jauge supérieure sont retournées par-dessus. Cependant, lorsqu'on souhaite augmenter l'épaisseur de la terre arable, on peut remonter les mottes profondes à la surface. Il est alors indispensable d'apporter une bonne fumure de fond ; il faut ensuite compter deux ans pour que la terre soit correctement restructurée et bien fertile.
Le défoncement à double jauge est l'occasion de dépierrer le terrain en profondeur et de le nettoyer des vieilles racines, des souches et des déchets non décomposables. Pour planter des arbres, on peut se contenter de défoncements ponctuels en ouvrant des trous profonds plusieurs semaines avant la mise en place des jeunes sujets. Le trou doit être nettement plus profond que les racines de l'arbuste afin qu'elles puissent ensuite s'enfoncer profondément dans un sol ameubli. Là encore, séparez les couches supérieures de la terre du sous-sol en faisant deux tas.

Le travail du sol dans votre jardin

Le rôle du travail du sol

 
Le rôle du bêchage tel qu’il a toujours été décrit dans les formations agricoles est de:
- Retourner la terre afin de l’aérer pour favoriser le réchauffement au printemps ;
- Favoriser l’action du gel qui casse les grosses mottes en hiver (améliore la structure) ;
- Enfouir en profondeur les éventuelles adventices (« mauvaises herbes ») et déchets de culture présent sur le sol ou encore le fumier.

Des générations de jardiniers ont suivit ces préceptes jusqu’à ce qu’apparaisse un phénomène appelé la fatigue des sols. Mal connu il y a encore dix ans c’est le résultat de pratiques non respectueuses de la vie du sol (travail de la terre, désherbage chimique, apports d’engrais de synthèse).
Le sol est vivant et doit être considéré comme un organisme au fonctionnement complexe.

Pratiques responsables du travail du sol


Le sol de votre potager est un millefeuille constitué de couches dans lesquels vivent des organismes spécifiques (vers de terre, insectes, nématodes, champignons, bactéries,…). Ces organismes vivent à des profondeurs elles aussi spécifiques et seulement à celles-ci.

En travaillant et retournant le sol, même d’une simple hauteur de bèche, le jardinier modifie l’organisation des couches et perturbe le sol qui doit faire un effort pour retrouver l’équilibre nécessaire à son fonctionnement.  Il faut donc travailler le sol sans le retourner.

Cela n’est toutefois pas facile lorsqu’on possède un très grand potager, le travail du sol s’effectuant avec des machines motorisées (motoculteur). Il suffit de limiter la casse en n’abusant pas de ces engins et de les régler pour travailler sur la plus faible profondeur possible (20 cm).

Une exception à l’absence de retournement concerne les rotations du potager dans lesquels sont introduites une culture d’engrais vert. Dans ce cas le retournement est inévitable pour bénéficier des avantage de cette technique de fertilisation (au demeurant écologique).

Les outils


Ma préférence va à la fourche bèche qui permet de briser les mottes plus finement que ne le ferait une bèche classique. Toutefois dans la terre sableuse seule cette dernière permet un travail correct en raison du manque de cohésion des agrégats.

Pour un travail sans retournement beaucoup de jardiniers bios sont partisans de la grelinette mais je trouve l’outil peu pratique malgré son intérêt écologique pour le sol.

Pour un décompactage superficiel entre deux cultures ou dans un potager au repos l’utilisation d’une griffe permet en même temps de déraciner les adventices avant de les retirer du terrain. Un motoculteur peut rendre le même service mais ce dernier à tendance à fragmenter les racines de mauvaises herbes vivaces : conclusion au lieu d’avoir un pied de liseron vous en aurez peut être une dizaine après son passage.
Enfin pour finir le travail le râteau est indispensable pour casser les dernières mottes, ramasser cailloux et autres déchets et niveler le sol avant un semis.

Comment analyser la terre du jardin

Indispensable pour mesurer le ph du sol du jardin, l'analyse de la terre pratiquée par des laboratoire, vous indiquera les teneurs exact des éléments de votre solpour pouvoir les corriger. 

Par une simple observation de son jardin(les plantes y poussant naturellement, la structure du sol) on peut déjà se faire une idée de la teneur des différents éléments du sol et de son ph. C'est ce qu'on appelle les plantes bio indicatrices. Mais seule une analyse approfondie de la terre vous permettra de faire des corrections pour obtenir un sol approchant les teneurs parfaites pour mener à bien vos cultures (faire le choix des porte greffe si vous faites un verger par exemple, éviter les carences, adapter votre sol pour certaine culture ornementale comme les plantes dites de bruyère)

Prélèvement de terre à fin d’analyse.

Ce n’est pas une opération délicate, mais elle doit respecter quelques règles pour s’assurer de la fiabilité des résultats.
  • En surface à l’aide d’une houe, débarrasser la surface ou vous aller faire un prélèvement, des débris végétaux (herbes)
  • Prélevez des petites carottes de terre sur dix à 20 cm.
  • Effectuez un minimum de 10 à 20 prélèvements de terre également répartis sur toute la surface de votre jardin.
  • Mélangez les différents les différents échantillons dans un seau
  • Expédiez en de 500gr à 1kg au laboratoire(renseignez vous aux chambres d’agriculture ou dans votre jardinerie), quelques semaines plus tard vous recevrez les résultats.

Interprétation d’une analyse de terre:

Il est important de savoir interpréter une analyse pour pouvoir coriger les défaut de la terre Exemple de résultat d’analyse :
  • PH eau 8.1 - (niveau très élevé)
  • Phosphates (p205) 1689 mg/kg- (niveau très élevé)
  • Chaux (CaO) 10200 mg/kg - (niveau très élevé)
  • Magnésie (MgO) 340 mg/kg - (niveau normal)
  • Potasse (K2O) 872 mg/kg - (niveau très élevé)
  • Matière organique 25.2 g/kg - (niveau faible)
Le ph de cette terre est trop élevé et très riche en calcaire, des apports répétés de matières organique devraient palier à cet état de fait mais cela ce fera sur le long terme. Sur un tel sol seules des variétés adaptés à des sols calcaires seront cultivées. Il y à aussi risque de chlorose sur certains végétaux

SOURCES: http://plandejardin-jardinbiologique.com

Types de sol de gravier


Par rapport à beaucoup d’autres types de sol, sol de gravier fournit un mélange de bon drainage et de rétention d’eau pour les plantes de jardin. Sol de gravier a mieux drainé de l’argile et détient plus d’eau que les sols sablonneux. Si vous avez gravier dans votre jardin, enquêter sur votre sol et déterminer quel type de sol de gravier vous avez. Adapter votre jardin pour le type de sol pour le meilleur croissant des résultats.

Identification des sols de gravier

Pour examiner de plus près les éléments constitutifs de votre sol, effectuez un test de lavage des sols. Placez la moitié d’une tasse de sol dans un pot de verre avec de l’eau. Déplacer le pot de haut en bas et de laisser le sol à régler. Faites ce plusieurs fois. Finalement, le sol se déplace dans ses éléments constitutifs. Limon et gravier règleront vers le bas et argile se déplacera vers le haut. C’est une bonne façon de commencer à apprendre de votre sol.

Caractéristiques du sol de gravier

Morceaux de gravier est légèrement plus grande que le sable et jusqu’à à un peu plus d’un pouce depuis longtemps. Si vous construisez juste un lit de jardin, vous remarquerez qu’il est plein de matières organiques, parsemé de petits morceaux de roche. Comme vous creusez vers le bas dans le jardin, vous frappera des morceaux de roche. Le jardin avec le sol de gravier est généralement bien drainé, avec peu de flaques surface. Lorsque le plus gros morceaux de gravier est enlevés, le sol est relativement facile à travailler.

Sandy gravier sol

Sols de gravier qui se trouve sur la plaine d’inondation d’une rivière ou à l’embouchure du fleuve peuvent être très sablonneux. Gravier est une taille de rock « up » de sable. Dans ce cas, la rivière a déposé certaines particules plus grosses, plus rugueuses avec du sable. Sol comme ceci est très bien drainé et doit être arrosées fréquemment pour s’assurer que les plantes survivent. Toutefois, il est plus facile de travailler que le sol avec plus gros morceaux de gravier.

Till glaciaire ou débris de glissement

L’autre extrême du sol de jardin axée sur le gravier est le jardin qui est basé sur le till glaciaire. Ce jardin peut-être se composer de rochers, petites roches appelés galets et une importante quantité de gravier. Parfois ce sol a aussi beaucoup d’argile. Tout ce matériel a été laissée par le retrait des glaciers. Ces débris est similaire au sol que vous trouvez lorsque vous générez un jardin sur un site de glissement de terrain, bien que les sites de glissement de terrain ont plus de roches rugueuses et moins argile. Supprimer les gros cailloux et ajouter le compost et fumier sur le sol pour créer des conditions plus diversifiées et moins Rocheuses.

Remplissage de béton

Certains sols de gravier se produit en raison de l’intervention humaine. Lorsqu’un complexe de logements est construit sur le remplissage, les jardins peuvent être en forme avec le gravier ou bits même du vieux béton. Si vous creusez vers le bas dans le cadre de la matière organique dans le jardin, vous rencontrerez ce remplissage. La clé dans ce genre de jardin est de créer la bonnes plates-bandes surélevées qui ont un excellent mélange de sable, d’argile et de matière organique.

Les différents types de sol


Une constante quelle que soit la composition du sol pour le préparer à accueillir votre gazon : enlever les plus gros cailloux. Une terre sableuse et perméable est préférable même s'il faut savoir qu'en été, l'arrosage devra être conséquent. A l'inverse, si la terre est argileuse, elle retiendra l'eau, peut-être trop et il faudra alors augmenter sa perméabilité. 

 

Une terre riche en humus

Pour le gazon et les graminées en général, une terre riche en humus est à privilégier ainsi qu'une terre au pH neutre voire légèrement acide (entre 6 et 7). Une fois la nature du sol déterminée, on peut y incorporer un engrais complet, ou de fond, qui contient tous les éléments nutritifs nécessaires à la croissance du gazon : azote, phosphore, magnésium et potassium. Une autre option consiste à mélanger un fumier bien décomposé à la terre qui en plus des nutriments apportera de l'humus.

Déterminer la nature de la terre

Pour déterminer la nature d'une terre, quelques gestes simples existent : il faut émietter une petit motte de terre entre ses doigts : si cette motte est collante et malléable, elle est plutôt argileuse etimperméable. Si elle ne colle pas et s'effrite assez facilement, elle est plutôt limoneuse alors que si elle s'émiette très facilement, on a affaire à une terre plutôt sableuse et perméable. Des kits d'analyse du sol existent dans le commerce et l'analyse de la terre peut également se faire en laboratoire.

Amendements

Les autres amendements se font en fonction de la nature du sol. Ainsi pour une terre trop argileuse, il faudra apporter du sable. La terre trop sableuse à l'inverse, nécessitera un apport de terreausans tourbe, de compost ou à défaut, de tourbe blonde. Enfin, si la terre est trop acide, il lui faudra un apport en calcaire sous forme de chaux. Attention, par contre, il est impossible de remonter le pH d'un sol calcaire sur le long terme.

Quel est le type de terre dans son jardin la nature de votre sol


Avant de vous lancer dans l’aventure du jardin et cultiver son premier potager, ses premières fleurs, arbres et arbustes, il faut déterminer la nature de votre sol ou bien connaître le type de terre pour profiter pleinement de votre jardin. Beaucoup d’apprentis jardiniers s’interrogent sur la nature de leur terre et surtout comment la reconnaître. Nous allons répondre à ces deux questions. 

Les types de terre de jardin : sableuse, limoneuse, argileuse

On distingue trois grands types de terre : la terre de jardin sableuse, la terre limoneuse, idéale pour votre potager, et enfin la terre argileuse. Pour reconnaître la nature de votre terre, il n’est nul besoin d’une analyse en laboratoire, une bonne observation, et un peu d’habitude, suffit.

Alors, comment reconnaître le type de votre terre ?

Si la terre de votre jardin s’effrite entre vos mains, et qu’un peu de sable glisse entre vos doigts c’est qu’elle est sableuse. À contrario si elle est grasse et s’émiette, c’est qu’elle est limoneuse. Et si elle colle à vos doigts, c’est que vous êtes en présence d’une terre argileuse.

Différences entre une terre sableuse, limoneuse, argileuse

A présent, voyons les différences entre ces terres ainsi que leurs principales caractéristiques.
La terre sableuse : Très légèrement acide, la terre sableuse contient, comme son nom l’indique, beaucoup de sable, ce qui lui assure un bon drainage et son substrat* se réchauffe aux premiers rayons du soleil. Si cette terre offre l’avantage de se travailler très facilement, elle contient peu de nutriments et nécessite donc un apport en compost ou en humus.
*substrat : Substance ou milieu sur lequel pousse un champignon : humus, bois, fumier, etc. Taxon: Unité de classification en taxonomie. Ex. : famille, genre, espèce, etc.
La terre limoneuse : Fertile et riche, cette terre est idéale pour votre potager. Une terre de nature limoneuse favorise la culture des légumes dans votre potager. Vos plates-bandes fleuries apprécieront elles aussi. Si vous constatez que votre terre est de nature limoneuse, considérez que vous êtes bénis des dieux. Tout amoureux du potager rêve d’une telle nature de terre. Un p’tit conseil : si vous constatez que seule une partie de votre terrain, même de faible superficie, est de nature limoneuse, placez-y vos légumes. Ainsi, au moment venu vous pourrez épater vos amis par la richesse de vos récoltes.
La terre dite argileuse : Avec ce type de terre, votre vie de jardinier sera un peu moins douce, mais rien n’est perdu. Bien moins facile à travailler que les deux autres types de terre, la terre argileuse colle aux pieds et aux outils. Une petite pluie et vous ne pouvez plus la travailler pendant 2 jours. Composée essentiellement d’argile, elle a pour principales caractéristiques de retenir l’eau. Donc elle colle, mais, toujours fraîche, elle permet des arrosages espacés, ce qui reste un énorme avantage en période estivale.
Bien que lourde et demandant un peu de temps pour le « démarrage de vos plantations », la terre argileuse reste une bonne terre fertile, qu’il conviendra d’amender chaque année avec du fumier et du sable.

sources: http://www.conseil-astuce.com

Connaître son sol


La composition physique du sol

La terre franche contient 65% de sable, 20% d'argile, 10% de calcaire et 5% d'humus. C'est en quelque sorte la terre idéale.

o les sols argileux

Ils sont fertiles, retiennent bien l'eau et sont par conséquent non lessivés par les pluies. Toutefois, ils sont difficiles à travailler et deviennent durs en séchant. Il faut éviter de les piétiner et ils sont longs à se réchauffer au printemps.
> Pour préparer la terre aux plantations : Bêchez le grossièrement en automne, et incorporez des matières organiques et du sable pour le drainer.
Lisez notre dossier : Jardiner en terre argileuse
Tester la qualité de votre sol

o les sols sableux

Ils sont faciles à travailler et se réchauffent vite au printemps. Toutefois, ils sont perméables à l'eau. Il sont donc pauvres en éléments nutritifs, et en été ils se dessèchent vite.
> Pour préparer la terre aux plantations : Apportez massivement du compost, et limitez le drainage en plantant un engrais vert en automne.

o les sols limoneux

Ils sont riches, se réchauffent vite au printemps et sont faciles à travailler. Ils sont également perméables.
> Pour préparer la terre aux plantations : Apportez du compost pour compléter les matières organiques déjà présentes.
Lisez aussi notre fiche conseils et visionnez la vidéo : Préparer son sol limoneux

La réaction chimique du sol

La terre réagit sur le plan chimique de manière neutre, alcaline ou acide. Sur l'échelle de mesure du pH, la neutralité parfaite est de 7. Certaines plantes préfèrent les sols acides (les plantes de terre de bruyère), d'autres les sols basiques. Mais la plupart des végétaux se contentent d'un sol neutre.
Les terres humifères sont acides et les sols calcaires sont alcalins. Les terres franches ou argileuses peuvent être neutres, légèrement acides ou alcalines suivant la proportion de chaux qu'elles contiennent.
La présence des vers de terre dans votre sol est garant de sa qualité !

Comment reconnaitre la texture de votre sol?

Après avoir prélevé profondément un échantillon de terre, examinez la terre extraite. Si elle est de couleur foncée avec des restes de débris végétaux, on a un sol riche en humus. Si elle est de couleur blanchâtre, le sol est plutôt riche en calcaire.
Puis malaxez une poignée de terre modérément humide et laissez-la tomber sur un sol dur. Si la motte tombe intacte et reste agglomérée, le sol est riche en argile. Si elle ne s'agglomère pas et s'effrite facilement, le sol est riche en sable. Si la motte s'agglomère mais se brise en tombant par terre, le sol est plus ou moins proche de la terre franche de composition idéale.
Sachez aussi reconnaître votre sol en examinant la flore spontanée existante sur le terrain. Certaines espèces sont caractéristiques d'un type de sol. Pour plus de précisions sur un sol, des laboratoires font une analyse scientifique complète de votre terre.

sources: http://mag.plantes-et-jardins.com

Connaître la terre du jardin pour réussir ses cultures

La composition physique d'un sol diffère d'un jardin à l'autre. Sol argileux, sableux, calcaire ou humifère, il en existe quatre types, qui ne permettent pas à toutes les plantes de pousser avec autant de facilité. Mais on peut y travailler.


Quel est votre type de terre ?

Il existe quatre types de sols qu'il faudra amender (c'est-à-dire améliorer sa structure) ou traiter différemment afin d'obtenir une terre plus équilibrée pour vos plantations.

On trouve dans les jardineries des kits d'analyse indiquant avec précision la composition physique du terrain. Il est également possible de reconnaître un sol en l'observant et en le « testant ».

Malaxez une poignée de terre humide puis laissez la-tomber sur un sol dur :
  • si la motte s'agglomère et reste intacte après la chute, c'est une terre argileuse ;
  • si la motte ne s'agglomère pas et s'effrite, c'est une terre sableuse.

Prélevez à la bêche une tranche de terre :
  • si la tranche est de plus en plus blanche en profondeur, c'est une terre calcaire ;
  • si la tranche est très foncé grumeleuse et spongieuse, c'est une terre humifère.

À noter : aucune terre n'est totalement calcaire, argileuse, humifère ou sableuse. Il faut reconnaître sa composition dominante.

Sol argileux

Caractéristiques :
  • lourd ;
  • compact ;
  • collant.

Flore spontanée :
  • bouton d'or ;
  • pissenlit ;
  • liseron ;
  • graminées.

Avantages :
  • sol naturellement riche en éléments fertilisants ;
  • les plantes ne souffrent pas de la chaleur ni de la sécheresse l'été ;
  • retient bien l'eau et les engrais.

Inconvénients :
  • terre difficile à travailler. Trop sèche l'été et trop humide l'hiver ;
  • terre imperméable qui met du temps à se réchauffer au printemps ; ce qui entraîne des retards dans la végétation.

Comment améliorer la qualité de la terre :
  • bêchez avant l'hiver ;
  • ajoutez du sable, du fumier et du compost pour alléger la terre et faciliter le drainage.

Le sol sableux ou siliceux

Caractéristiques :
  • léger ;
  • perméable.

flore spontanée :
  • chiendent ;
  • bruyère.

Avantages :
  • sol vite réchauffé au printemps améliorant la précocité des cultures ;
  • très facile à travailler en toute saison ;
  • bien drainé.

Inconvénients :
  • pauvre en éléments fertilisants ;
  • ne retient pas l'eau et réclame des arrosages fréquents l'été ;
  • nécessite un entretien permanent.

Comment améliorer la qualité de la terre :
  • ajoutez des matières organiques type fumier ou compost en grande quantité ;
  • ajoutez des engrais riche en azote.

Le sol calcaire

Caractéristiques :
  • terre claire crayeuse et caillouteuse ;
  • compacte.

Flore spontanée :
  • le coquelicot ;
  • le bleuet ;
  • le chardon ;
  • le trèfle blanc.

Avantages :
  • sol perméable, généralement bien drainé ;
  • facile à travailler ;
  • favorise la décomposition des matières organiques.

Inconvénients :
  • perte rapide des réserves naturelles ;
  • sol alcalin qui ne retient pas le fer et provoque la chlorose ;
  • très sec l'été, boueux par temps de pluie.

Comment améliorer la qualité de la terre :
  • enrichissez le régulièrement à l'aide d'engrais complet et de fumures organiques ;
  • bêchez avant l'hiver.

Le sol humifère

Caractéristiques :
  • terre constituée principalement de matières organiques ;
  • légère et de couleur foncée.

Flore spontanée :
  • fougère ;
  • bruyère ;
  • mousse.

Avantages :
  • sol riche en humus (aliment indispensable pour de nombreuses plantes) ;
  • perméable mais retient bien l'eau ;
  • facile à travailler.

Inconvénients :
  • sol très acide ;
  • nécessite quelques fois un drainage très important.

Améliorants :
  • traiter le sol tous les deux ans avec de la chaux pour neutraliser l'acidité ;
  • ajoutez de la terre calcaire ou argileuse pour densifier le sol.

sources: http://www.pratique.fr